LA BULGARIE






DU 12/07 au 16/07/2012
5 jours - 665 kms







La Bulgarie est un pays d'Europe du sud-est, situé dans la péninsule balkanique.

Superficie : 110 944 km²
Habitants : 7,5 millions
Capitale : Sofia (les principales villes sont Plovdiv, Varna)
Langue officielle : le bulgare
Monnaie : le lev (BGN)

La Bulgarie est une république parlementaire avec un chef d'état.



Dès notre passage de la frontière, la Bulgarie, pourtant si proche de la Grèce, nous surprend par ses paysages verdoyants et surtout par sa propreté. A la douane, il y a même des panneaux invitant la population à faire preuve de savoir vivre et de respect pour la nature ; c'est pour nous qui venons de souffrir pendant un mois de la négligence des grecs, une grande bouffée d'oxygène. nous commençons dès les premiers kilomètres à regretter de ne pas pouvoir rester plus longtemps dans ce pays que nous avons décidé de traversé du sud au nord en 5 jours pour rejoindre les bords du Danube en Serbie.Notre balade bulgare va passer par Melnik, le Monastère de Rila, Sofia, Vratsa, Bélogradtchik et pour finir Vidin.







MELNIK


C'est une petite ville nichée au creux des pyramides de craie, dominées par le mont Pirin, qui se caractérise par un ensemble original de maison typiques en pierre. Cette bourgade dépareille un peu de celles de la région. En effet dans la campagne environnante, nous avons l'impression d'être dans un jeu de Légo géant. Dans tous les villages, les maisons sont à l'identique, en pierre, carrées avec un toit à quatre pans. Le paysage ressemble un peu à celui du nord de la Grèce, il faut dire que nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres de la frontière. Pourtant, nous ressentons tout de suite une autre façon de vivre, nous sommes ici dans un monde agricole qui travaille encore à l'ancienne, circule en charrette tirée par des chevaux. Sur les portes des maisons, des rubans noirs et des avis de décès rappellent le temps qui passe. Et sous ses petits airs désuets, ce monde campagnard respire la sérénité.







 LE MONASTERE DE RILA



Le Parc National de Rila est le plus grand parc national en Bulgarie. On y trouve plus de cent sommets supérieurs à 2000 m, y compris le sommet Moussala (2925 m) le plus haut sur les Balkans. Le parc a aussi sept lacs dont chacun porte un nom évoquant sa forme. C'est le paradis des randonneurs. Nous décidons de nous y rendre car cela nous semble un endroit propice pour y trouver notre premier bivouac, ne sachant pas trop si cela est autorisé en Bulgarie. Nous avons vu que sur la carte la route s'arrête au milieu de nulle part, alors Inch' Allah!!!

​C'est aussi là que se trouve le Monastère de Rila, situé à 1100 m d'altitude et qui fut fondé au X siècle, par le moine Jean, un hermite, qui vécu très longtemps dans une grotte. C'est un monument important de l'architecture et de la peinture bulgares à l'époque du Réveil national (XIX s.). Les plus anciennes fresques et icônes datent du XIV siècle. Comme la plupart des monastères du pays, il est encore habité et les pèlerins peuvent y séjourner. L'enceinte du monastère présente de hauts murs austères. Une fois franchi le porche, c'est le choc. L'ensemble se compose d'une enceinte carrée de trois étages à balcons, ayant tous vue sur l'église monumentale qui trône au milieu de la cour. Il est 17h et seuls quelques pèlerins sont encore là. Sous le soleil qui décline, au milieu de ces montagnes, le lieu dégage une douce sérénité. Nous décidons alors de trouver notre bivouac dans le coin. Non loin de là un immense parking au bord de la rivière nous semble être l'endroit idéal. La fraîcheur de la nuit est accueillie avec plaisir après toutes ces nuits torrides en Grèce!!!



Le matin au réveil, il ne fait que 16° dans Nono, cela change des 35° des jours passés!!! Un randonneur français qui passe sur le chemin, nous apprendra que non loin de là il y a une belle balade à faire, jusqu'à l'endroit où le premier moine avait passé une bonne partie de sa vie, dans une grotte. La balade nous tente et de toutes façons cela ne nous fera pas de mal de nous dégourdir les jambes. Le chemin qui grimpe sec dans la forêt, aboutit à une chapelle où nous découvrirons une des coutumes du pays. Nous avons l'impression de nous retrouver à Brocéliande avec tous ces petits bouts de papier glissés sous la roche et ces bracelets de fils rouges et blancs que les pèlerins accrochent aux branches des arbres. Nous ne pouvons pas quitter les lieux sans monter jusqu'au plateau de Rila. Un pique-nique, un plein d'eau pure des montagnes (nous trouverons dans tous les Balkans d'innombrables fontaines) et nous voilà prêts pour rejoindre la capitale.













SOFIA


Peu de kilomètres nous séparent de Sofia, et une fois de plus nous pouvons apprécier le bon état du réseau routier. Nous traversons une large plaine de culture et au loin nous pouvons encore apercevoir les montagnes des Balkans. Nous pénétrons dans la capitale par le sud où se dressent tels des sentinelles les immeubles construits pendant la période de l'ère communiste. Ici, c'est débrouille et vie au jour le jour. C'est un fait que nous rencontrerons dans bon nombre de grandes métropoles. La misère s'accroche au flamboyant des centres historiques et des pôles industriels en espérant des jours meilleurs. De plus ce jour-là, le ciel est noir et accentue encore plus la grisaille des quartiers.

​Plus nous pénétrons au coeur de la ville, plus nous découvrons les contrastes que nous offrent les immeubles de verre qui tentent de chasser les anciennes constructions. Dans un désir de neuf et de modernité, comme dans beaucoup de grandes villes, les petits quartiers sont envahis par les grands complexes et les banques, ce qui est dommage car il y règne encore un certain art de vivre et de nonchalance.



vestiges de l'ère communiste
la bourse (en face) et l'édifice du conseil des ministres (à gauche)

le Palais de la République
l'Assemblée Nationale

le Théâtre National Ivan Vazov



Comme pour bon nombre de nos visites de grandes métropoles, c'est le samedi matin quand la ville sort de sa nuit que nous aimons nous balader. Tout est différent de la veille. Nous découvrons les kiosques à café, les joueurs d'échecs, les jobs en tout genre, comme cet homme qui vous propose une pesée. Nous constatons aussi à quelle point les croyances religieuses sont importantes, aux vues du nombre de leurs édifices.

Sofia se veut une ville résolument moderne : Métro, tramway, grands centres commerciaux sont là pour en témoigner. Nous sentons malheureusement que la population vit dans la difficulté. Au bureau de change du grand centre commercial, nous aurons la tristesse de voir des personnes âgées gager leur bijoux pour pouvoir subsister. Dans les petits quartiers, les boutiques d'occasion font façade. Malgré cela, les habitants ont cette gentillesse et cet accueil que nous rencontrerons partout dans les Balkans.


l'Eglise russe Saint-Nicolas
la Mosquée

la cathédrale Saint-Alexandre Nevski

l'Eglise Saint-Georges (la Rotonde)




ENTRE SOFIA ET VRATSA



Nous laissons Sofia dernière nous et remontons vers le nord du pays. Comme toujours, nous préférons les routes de campagne aux grands axes. Mais cette fois-ci, le trajet ne sera pas une partie de plaisir. En effet, si jusqu'à présent les routes étaient nickel, force est de constater qu'il n'en est rien dans cette partie du pays.

​Le bitume est inexistant par endroit et parfois même, c'est la chaussée qui est entièrement à nue et nous roulons sur de la caillasse. A la décharge du pays, beaucoup de chantiers sont en cours pour la remise en état du réseau routier, car cela fait partie de la charte pour rentrer dans la Communauté Européenne. Nous décidons de prendre la chose avec philosophie, d'autant plus que les ouvriers de la route font tout pour nous faciliter le passage des travaux en cours.

Nous n'en apprécions pas moins les paysages magnifiques que nous traversons, comme les Gorges de Vratsata. Il fait une chaleur étouffante et après une visite au Mont Okolchitsa, dédié au poète et révolutionnaire Christo Botev, pour admirer la vallée de Vratsa, nous partons dormir en montagne à la recherche d'un peu de fraîcheur.


au Mont okolchitsa

Christo Botev




VRATSA


Nous trouvons un emplacement non loin de la grotte Ledenika, au pied d'un ancien téléphérique qui à son époque de gloire devait faire le bonheur des skieurs de la région, au milieu des chevaux vivant en toute liberté. Après une nuit des plus bucoliques dans la fraîcheur (toute relative à cette époque!!!) des montagnes, nous nous enivrons du balai des papillons qui profitent des dernières fleurs avant la fenaison. Vratsa est une petite bourgade qui ouvre la porte de la vallée qui mène à la grande plaine du Danube. Nous sommes le week-end et pour supporter la chaleur de l'été, les habitants de la région ont déserté les rues pour aller se baigner dans les ruisseaux qui descendent des Balkans.










 BELOGRADCHIK


En remontant plus vers le nord du pays, nous découvrons cette ville située à proximité d'une vaste étendue rocheuse, façonnée par les éléments pendant 200 millions d'années. On se croirait dans un mini décor de western, avec ces formes fantastiques qui en font un des phénomènes naturels les plus célèbre en Bulgarie. Le village est surplombé par une forteresse datant du I-II siècle. Et c'est tout naturellement que Nono pose sa coquille pour la nuit, au pied des remparts. Nous pouvons alors profiter d'un magnifique coucher de soleil sur les rochers.







VIDIN


Enfin pour la première fois, nous voyons le beau Danube, majestueux certe mais pas si bleu que ça!!!! Vidin est notre dernière étape avant la frontière. Cette ville a été créée au IIIe si. av. J.-C. et était en fait un village celte. Très longtemps, elle joua un rôle important dans la vie politique et économique du pays. C'est aujourd'hui, une petite ville agréable avec ses plages au bord du fleuve, sa citadelle, ses parcs et ses rues piétonnes, où il fait bon s'arrêter avant de poursuivre la route plus au nord dans les Balkans.






Voilà notre virée bulgare touche à sa fin. Nous aurions aimé aller jusqu'au bord de la mer noire, mais nous devons rattraper le retard pris en Grèce. Et de toute façon il faut aussi en garder un peu pour notre retour!!!!

Nous avons aimé la Bulgarie, pour ses paysages verdoyants - c'est sûr qu'un peu de vert après la Grèce, ça fait du bien!!! - l'accueil et la disponibilité de son peuple. On sent bien que c'est un pays qui fait un grand effort pour accueillir les touristes ; et pas seulement sur les côtes de la mer noire. C'est une très grande chose car ce pays regorge de trésors historiques et culturels.




INFORMATIONS PRATIQUES

Décalage horaire​aucun avec la France
Monnaiele Lev - ​1 lev = 0.51€
Coût de la vie​bon marché (pour des français)
Languele bulgare
Visala carte d'identité suffit
Douane EntréeKulata - frontière avec la Grèce
Douane sortieBrugovo - frontière avec la Serbie
Assurance
​Camping-car
assurance française (pays de la carte vete)
Bivouacslibres partout (villes et campagne)
Diésel2.90 Lev soit 1.48 €/L
Eauaux fontaines (montagnes, villes et villages)
Electricité220 V
Gazpas eu besoin de remplissage
Internetpas de cybers mais wifi dans le grand centre commercial de Sofia
Laveriespas eu besoin
Réseau routierassez bon dans l'ensemble - beaucoup de travaux dans le nord
Guides voyage​mini guide en français trouvé à Sofia. Peu de dépliants touristiques
Cartes routièresMichelin 736 : Slovénie, Croatie, Bosnie, Serbie, Bulgarie (intérieure)                                                  

Points GPS et appréciations des bivouacs en cliquant ici


​​LES BIVOUACS




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