LA FRANCE













DU 08 FEVRIER AU 06 MARS 2011

27 JOURS - 3750 kms


​La France est un pays d'Europe Centrale

Superficie : 643 430 km²
Habitants : 63,7 Millions
Capitale : Paris (les principales villes sont Bordeaux, Lyon, Marseille, Lille)
Langue officielle : le Français
Monnaie : l'Euro


Comme vous avez déjà pu le constater, nous avons des fourmis dans les pattes et nous avons du mal à attendre l'automne et le grand départ.
Alors nous avons décidé de faire en avance le Sud-Ouest de la France. Ainsi le jour J nous filerons directement vers l'Espagne, et le Maroc.
Nous levons l'ancre sous la pluie en ce mardi 08 février. Pour notre première étape nous choisissons Noirmoutier.



Le Marais Breton-vendéen


les Carrelets de Beauoir-sur-Mer
Le Port du Bec
Le Passage du Gois


Nous délaissons Nantes que nous connaissons déjà. Et là, passé la Loire, le soleil nous accueille.
Nous faisons une halte rapide à St Brévin-Les-Pins pour une pause déjeuner.
Puis nous longeons le littoral en traversant le Marais breton-vendéen. Ces vastes étendues marécageuses abritent une faune incroyable, en particulier des oiseaux tel les hérons et les aigrettes huppées, mais aussi des chevaux et des ânes en semi-liberté.Déjà nous pouvons voir les maisons vendéennes, basses et toute en longueur.
Malheureusement à cette époque de l'année la plupart des villages du littoral sont déserts et les maisons sont closes.

Au port du Bec, nous assistons au retour de la pêche. C'est un petit port tout en longueur, fait de pontons et de pilotis en bois noircis et situé à l'embouchure de l'étier du Dain, à quelques kilomètres de Beauvoir-sur-Mer.
Quelques bateaux, des nurseries de coquillages et une ou deux guinguettes où l'on peut déguster des huîtres et autres coquillages achèvent le tableau. Mais le temps file et nous devons reprendre la route si nous voulons arriver avant la nuit à Noirmoutier.



le Viaduc de Noirmoutiers


la plage des Boucholeux
La Madeleine
Port de Noirmoutiers-en-l'Île



Nous prenons la route vers le Passage du Gois mais nous arrivons à marée haute et la traversée est impossible. Nous rebroussons chemin et passons donc par le Viaduc.

Nous optons pour la côte ouest de l'île, là où le soleil se couche. Nous ne serons pas déçu, le spectacle y est magnifique.
Notre première nuit se passera au bord de l'océan, bercés par le bruit des vagues.
L'île de Noirmoutier est une île toute en longueur, ne vivant réellement qu'à la belle saison. Nous traversons des villages déserts et seul Noirmoutier connaît l'agitation d'une petite bourgade.
On y vit du sel grâce à aux vastes étendues de marais, mais aussi de l'ostréiculture, en particulier au port du Bonhomme. C'est aussi le pays de la «bonnotte», petite pomme de terre primeur qui s'achète au prix de la truffe.
Au nord de l'île, les plages nous font ressentir les côtes bretonnes encore toutes proches, alors qu'au sud on sent déjà la vigueur de l'océan atlantique.
Nous quitterons l'île cette fois en empruntant le Passage du Gois, ancienne route pavée reliant l'île au continent à marée basse.


Les Trois Tours


La Rochelle - Le Vieux Port de nuit
Le Vieux Port
Au Vieux Port



Après le Bocage Vendéen et le Marais Poitevin, la Charente Maritime et La Rochelle nous accueille au soleil couchant. Notre premier étonnement et ravissement va vers la vie et l'animation du vieux Port en fin de journée, où tous les âges et cultures se côtoient en parfait harmonie.

C'est une ville de 80 000 habitants, dynamique et résolument culturelle tant sur le plan national qu'international avec notamment le Festival des Francofolies. Le quartier du Vieux Port en est sans aucun doute le meilleur ambassadeur avec ses terrasses et ses bistrots animés en permanence.
Située en bordure de l'océan atlantique, la ville est avant tout un complexe portuaire de premier ordre et, ce, depuis le XIIe siècle. Elle conserve plus que jamais son titre de Porte Océane par la présence de ses trois ports (de pêche, de commerce et de plaisance).
Nous passeront deux jours merveilleux ici et nous y ferons de belles rencontres comme Mélanie et Alexis, un jeune couple rencontré dans une boutique et à qui nous souhaitons bon vent pour l'avenir.




La Ville en Bois
La Grosse Horloge




Les Francofolies
taxi vert


Et c'est reparti !!! A la sortie de la Rochelle, nous traversons pour la deuxième fois un viaduc. Mais cette fois-ci, c'est pour nous rendre sur l'Île de Ré. Une fois de plus nous arrivons en fin de soirée et nous optons pour la partie extrême de l'île, c'est à dire le Phare des Baleines. Nous passons la nuit à Saint-Clément-les baleines au bord de l'océan.




Abbaye des Chateliers
Phare des baleines




Le viaduc de l'Île-en-Ré

L'Île de Ré se divise en trois partie. Celle, la plus éloignée du continent, abrite la réserve naturelle ornithologique. Nous regrettons de ne pas avoir pris nos vélos car c'est un site qu'il faut prendre le temps de visiter par les sentiers serpentant dans les marais. Nous profiterons tout de même du calme des ruelles des Portes-en-Ré, de la gentillesse des habitants d'Ars.


Moulin à marée - Presqu'île de Loix


Port d'Ars-en-Ré
Marais salants

Puis au milieu se trouve la presqu'île de Loix et sa Pointe du Grouin, où nous dormirons pour notre deuxième nuit sur l'île et d'où l'on peut voir en face Saint-Martin-de-Ré. En empruntant le passage du Matray nous rejoignons la partie la plus proche du continent, où à Saint Martin, nous profiterons pour déguster les produits locaux comme leurs coquilles St Jacques, monter en haut du clocher pour apercevoir toute la splendeur de l'île et enfin voir les ânes (sans culottes!!!) qui font la renommée des lieux. Nous sommes le week-end et c'est le début des vacances de février.


Venelle à Portes-en-Ré
Eglise de Saint Martin-en-Ré


L'île commence à sortir gentiment de sa torpeur hivernale. Ici on vit principalement de l'ostréiculture, du sel et du tourisme.
Cette île est, à notre avis, la plus jolie et la plus typique des îles du littoral vendéen.


Saint Martin-en-Ré


Port de St Martin-en-Ré






Après une nuit passée à Fouras, face à l'Île d'Aix, nous reprenons la route, cette fois-ci en direction de l'Île d'Oléron. Nous optons pour la route touristique qui traverse les marais entre Rochefort et Marennes. Et là, perdue en pleine nature, nous découvrons la Citadelle de Brouage. Nous passerons la matinée à écouter les récits et la vie des lieux au XVIIe siècle, joliment conté par un de ses habitants, des plus passionnés : ses remparts, sa poudrière, son Bastion Royal, sa forge, ses écuries, sa maison des vivres et ses vastes rues à l'architecture militaires. Tout laisse imaginer la vie de l'époque.



Une fois de plus, le jour touche à sa fin quand nous arrivons à Oléron. Nous aurons juste le temps de rejoindre la partie la plus au nord de l'île avant la tombée de la nuit. Tout au bout de la route le Phare de Chassiron veille, et l'océan gronde. Nous sommes une fois de plus impressionnés par le bruit assourdissant des vagues qui sans cesse viennent s'écraser sur la grève. Il a beaucoup plu et nous connaîtrons les joies du patinage sur boue, sur l'aire de camping-car de St Denis-d'Oléron!!!!! Un grand merci aux autres camping-caristes qui nous ont donné un précieux coup de main pour sortir Nono du bourbier. Mais rien ne vient troubler notre plaisir du voyage et notre bonne humeur.




Le Phare de Chassiron - Île d'Oléron
Phare du Cap Ferret




Malheureusement, même si le bout de l'île reste un peu sauvage, nous ne retrouvons pas les charmes des autres îles visitées. Oléron connaît aujourd'hui les méfaits d'un site hautement touristique.
Malgré cela nous prendrons tout de même le temps de voir Fort Royer et d'apercevoir au large Fort Boyard, et de faire la route des huîtres qui sillonne à travers marais et chenaux.
Quelques huîtres, du vin blanc local et une bonne bouteille de Pineau des Charentes achetés chez un ostréiculteur feront le bonheur de notre soirée de la Saint-Valentin que nous décidons de passer hors de l'île en direction du bassin d'Arcachon.

Musée du Phare de Cordouan
sur la routes des huîtres
le Gironde - Bac Royan/le Verdon



Nous décidons de passer la nuit à Saint Georges-de-Didonnes pour être le lendemain au plus près de Royan, afin de prendre le bac pour traverser la gironde et ainsi gagner du temps et des kilomètres pour rejoindre le Cap ferret et la Pointe de Grave. Pour nous, les petits nouveaux du camping-car, cela va nous permettre de voir comment se passe l'embarquement du CC sur un bateau, et il faut reconnaître que nous sommes excités comme des gosses.

Laissant derrière nous la Pointe de Grave, nous faisons escale au Lac d'Hourtin pour déjeuner. En descendant vers le bassin d'Arcachon, nous traversons des villages réputés pour leur plages dignes des grands surfeurs comme Lacanau-Océan, et la région viticole du Médoc réputée pour ses grands crus.

Dès le Cap Ferret, nous commençons à voir des mimosas en fleurs et à sentir la douceur des Landes toutes proches. Nous décidons de faire étape à Andernos-les-Bains, cité ostréicole du Bassin d'Arcachon.




Nous y découvrons le difficile métier des ostréiculteurs, grâce à la gentillesse et la disponibilité d'un artisan de la mer. Il prendra le temps de nous détailler les différentes étapes de son travail et nous expliquera combien il lui est difficile de nos jours de faire face à la pollution et aux maladies que cela engendre dans le milieu ostréicole. De plus les locaux se font un plaisir de nous dévoiler leur recettes de cuisine pour mijoter de savoureux petits plats de la mer.




Escalade de la dune du Pilat





Ne trouvant pas de stationnement à Arcachon, nous décidons de filer à la Dune du Pilat, la plus haute d'Europe (2,7kms de long, 500m de large et 105m de haut, soit 60 millions de m3 de sable!!).Le versant ouest descend en pente douce vers l'océan tandis que le versant est plonge en pente abrupte vers la forêt de pins. Elle avance dans les terres de 1 à 4 mètres par an, détruisant peu à peu la végétation. La montée est difficile mais la récompense de taille. Son sommet prend des allures lunaires et le panorama nous offre de superbes couchers de soleil sur le bassin d'Arcachon. 

Et quel terrain de jeu !!!!!! C'est moi, Sylia, la première chienne à marcher sur la lune !!!! wouaf, wouaf, wouaf !!!!! Après tant de beauté, nous
n'avons plus l'envie ni le courage de reprendre la route. Nous passerons la nuit au bord de l'océan au milieu des pins.




Notre route se poursuit toujours plus vers le sud. Nous commençons à voir des maisons basques par petits ilots au milieu de la forêt landaise. Ici on ne parle pas de lieu-dit mais de quartier, comme si les Landes à elles seules étaient un immense village. Les routes traversent en longues lignes droites les forêts de pins. On peut encore y voir les dégâts des grandes tempêtes.

Nous passerons une dernière nuit au bord de l'océan à Capbreton, petite cité touristique, et paradis des surfeurs. Il faut reconnaître que nous avons du mal à dormir avec le bruit incessant et assourdissant des vagues qui inlassablement roulent avec fracas sur le sable.

le Théâtre de bayonne
Maison basque
Autre maison basque



A peine arrivés à Bayonne, et c'est le coup de foudre, pour cette ville toute en couleur.

Il fait un temps superbe et nous flânons dans les rues du Petit Bayonne. Un bon café chez Ramuntcho où l'accueil y est des plus chaleureux, et nous somme prêts à conquérir le monde...
Bayonne est une ville de caractère, sa devise Nunquam Polluta, "jamais souillée", est là pour rappeler qu'elle a su résister victorieusement à quatorze sièges. Ville ouverte, de 45 720 habitants et d'une agglomération de 200 000 habitants, tournée vers l'avenir, elle est la capitale économique, administrative et culturelle de toute une région.
Tout nous plait ici, les ruelles escarpées qui montent à la cathédrale, les bords de la Nive, le Grand Théâtre, le marché couvert. C'est une ville vivante qui respire la bonne humeur. Partout dans les rue les gens prennent le temps de nous renseigner et de nous conseiller.


Bayonne et la Nive
La Cathédrale
Le Marché couvert


Voulant déguster des mets locaux, nous irons grâce à la Police Municipale ( un joli jeune homme nous dira-t-on au restaurant!!!), chez IBAIA (rivière en basque),une Bodéga au bord de la Nive, où nous nous régalerons de tapas, Xipirons et Lomo, le tout arrosé d'un excellent vin espagnol. Nous goûterons aussi la Mansana, liqueur de pomme verte, d'origine espagnole. Une adresse incontournable à Bayonne !!!!


Ruelle du Petit Bayonne



Hendaye n'est pas très loin et nous décidons de nous y rendre pour y passer la nuit. Hélas, sur toute la côte, de Bayonne à Hendaye, il est impossible de stationner avec un camping-car. De guerre lasse, nous décidons de remonter par l'autoroute en direction de Pau et nous nous arrêtons sur une aire de service pour la nuit. De plus, la pluie a fait son apparition, mais en bons bretons que nous sommes, il en faut plus pour nous casser le moral. En avant Nono l'escargot...

Attirés par le paysage montagneux, nous décidons de descendre du côté d'Oloron-Sainte-Marie. Sur notre route nous visiterons Salies-Les-Bains, cité du sel, aux vieilles maisons en pierre, aux toits pentus et aux ruelles pittoresques. Elle doit son nom et sa renommée à ses sources salées déjà connues au XIe siècle.Nous sommes étonnés par l'architecture de la région avec ses grandes bâtisses aux toits énormes et pentus.


Le Gave d'Oloron à Navarenx
les Pyrénées
Salies-les-Bains



​Une autre raison à cela nous pousse dans cette direction : c'est le paradis des rivières à saumons et en passionné de la pêche à la mouche, Jean-Paul ne peut pas louper une si belle occasion. Son bonheur vaut amplement le détour !!!!!!

Nous passerons la nuit à Oloron, la météo n'étant pas très engageante.
A notre grande surprise, nous nous réveillons sous un soleil printanier. Nous apprenons que malheureusement il ne sera que de courte durée. Nous décidons d'en profiter pour faire la Vallée d'Asp avant de rejoindre Pau.

Et là, c'est l'émerveillement !!! Nous traverserons des villages au nom de soleil comme Bedous, Aydius, Lescun (aux ruelles des plus étroites!!!). Notre courageux Nono nous mènera jusqu'au Plateau de Lhers, où nous ferons la connaissance de deux couples de Bayonnais, forts sympathiques (un fois de plus !!!), avec qui nous échangerons nos expériences de camping-caristes.

Mais le temps passe vite et nous devons penser à regagner la vallée. Nous sommes dimanche soir et nous nous dirigeons vers Pau.
Nous trouvons une aire de stationnement à Morlaàs. le lundi matin, nous arrivons à Pau sous une pluie battante. Nous en profiterons pour faire nos lessives et changer les pneus de Nono avant de monter en Andorre sous la neige.

Un jour et demi à Pau par un temps à ne pas mettre un breton dehors !!!!! Surtout sans parapluie !!!!! Et dans la seule ville où on trouve le dernier artisan fabricant des parapluies authentiques de bergers.



Au dessus de Lescun
Palais de justice - Pau


La caserne Bernadotte - Pau
Eglise St-Martin - Pau



Le Château HenriIV - Pau
Eglise St-Jacques - Pau

Après cette bonne douche et un passage à Andorre pour faire quelques courses, nous décidons de continuer notre périple en direction de la Méditerranée. Malgré nos bonnes résolutions de rester en France, nous finissons par traverser la frontière espagnole afin de recharger nos batteries sous le soleil de la Costa Brava.


San Pere de Rodès
Santa Helena à San Pere de Rodès
Mas Ventos au Cap de creus



Notre petite escapade va nous conduire jusqu'à Cadaquès. Les paysages sont magnifiques autour du Cap Creus et nous profitons du calme de la morte saison pour arpenter de charmants petits villages comme El Port de la Selva.

A Selva de la Mare nous allons connaître notre première belle frayeur. A l'entrée du village nous ne remarquons pas les panneaux de signalisation nous informant que le village finit en cul de sac sur une petite place, bien trop petite pour permettre des manoeuvres avec Nono.

Les rues sont de plus en plus étroites et soudain des villageois nous intiment d'arrêter à force de grands cris. Moitié en espagnol, moitié en mauvais anglais nous finissons par comprendre que notre route s'arrête ici et que nous devons faire demi-tour. Bien entendu il est hors de question de repartir à reculons, aux vues de l'étroitesse des rues. Et là nous constatons que nous ne pouvons pas manoeuvrer pour repartir dans l'autre sens, n'ayant pas assez de marge de braquage!!!!!! sous le regard amusé des hommes qui farnientent sur la place, nous devons démonter les piliers métalliques qui délimitent la place. Piliers démontés, manoeuvres et remontage des piliers terminés nous repartons sous les applaudissements des villageois.

Nous avons bien retenu la leçon et dorénavant vérifions l'accès des petits villages que nous traversons.


Selva de la Mar
Cadaquès


El Port de la Selva






​Malheureusement, il faut rebrousser chemin et le reste de l'Espagne devra nous attendre encore un peu. Nous regagnons la France par la côte et en profitons pour traverser Banyuls et ses coteaux. Nous passons la nuit à Port Vendres avant de faire une escale des plus bucoliques dans le charmant village de Collioure. Nous tombons sous le charme de ses rues colorées, de sa place face au port où se mêlent artistes et badauds.

De part sa situation géographique entre la chaine des Pyrénées et le littoral méditerranéen, Collioure bénéficie d'un climat exceptionnel. Nous y retrouvons la culture catalane avec ses couleurs, ses galeries d'art et ses anchois qui en font la réputation gastronomique. Vauban y laissera aussi son empreinte en modifiant les fortifications qui donnent aujourd'hui à Collioure sa physionomie actuelle.

Le soleil nous invite à la détente et pour la première fois nous sortons table et chaises pour déjeuner en plein air.











​C'est pas le tout, mais il faut penser à poursuivre la route!!!!!
En avant Nono, direction Carcassonne, et sa cité médiévale. Le temps gris ajouté à un petit vent glacial est là pour nous rappeler que nous ne sommes qu'en février. Nous sommes déjà bien loin de la Costa Brava!!!!!!!

La Cité Médiévale
Dame Carcas
Carcassonne vue des remparts



La ville de Carcassonne entretient la légende selon laquelle le nom de la ville de Carcassonne daterait du début du IXe siècle. Au moment des faits, la ville aurait été Sarrasine. Charlemagne aurait fait le siège, mais la maitresse des lieux, Dame Carcas, aurait fort résisté. Les deux armées seraient devenues affamées. Tandis qu'il n'aurait resté qu'une mesure de blé et un petit cochon dans la cité, la Dame Carcas aurait eu l'idée de démoraliser ses adversaires.

Le porcelet aurait été engraissé, puis projeté par dessus les remparts. Pensant que la ville avait encore beaucoup de nourriture, Charlemagne aurait fait lever le siège. À ce moment, Dame Carcas aurait fait sonner les trompettes et, Charlemagne revenant sur ses pas, la Dame Carcas lui aurait proposé la paix. D'où l'expression Carcas sonne.
Nous reprenons la route en direction du Lot en faisant une brève halte à la Cité de l'Espace à Toulouse. En effet le temps pluvieux et froid ne nous donne pas envie de visiter la Ville Rose et nous décidons de garder cette halte pour notre départ pour l'Europe.


Ruelles de Rocamadour





​Comme promis pendant notre voyage de noces, nous faisons escale dans le Périgord et le Quercy, pour visiter des sites tous aussi réputés les uns que les autres.
Rocamadour, petit village d'exception situé dans le département du Lot à l'extrême nord de la région Midi-Pyrénées, proche du Périgord et de la vallée de la Dordogne, et inscrit au cœur du parc naturel des Causses et du Quercy, nous accueille sur son incroyable rocher qui surplombe de 150m le canyon de l'Alzou. Ses ruelles et ses 14 chapelles construites à même la roche, nous laissent entrevoir la vie austère de l'époque. Un bon cassoulet dans une auberge du coin et nous sommes près à nous rendre à pieds au château qui surplombe le village, par le chemin de croix.

Rocamadour
Maison Quercynoise


En pleine saison, cet excellent pain fait artisanalement peut atteindre les 30kg.
Cassoulet gratiné au four.
A consommer avec modération!!!!!
Maison Quercynoise


Rocamadour et le Canyon de l'Alzou
Chapelles creusées dans la roche



​Après une soirée passée en famille, nous faisons escale à Sarlat-La-Canéda, capitale du Périgord noir. L'architecture médiévale du vieux Sarlat, en fait le site touristique le plus visité de Dordogne, et la région de prédilection des Anglais, amoureux de vieilles pierres et d'authenticité.

Nous sommes ici dans la région du foie gras et de la truffe. La cuisine y est très riche avec des noms évocateurs comme la salade de gésiers, le confit de canard et les pommes de terre sarladaises. Autant de mets succulents que nous avions pu déguster lors de notre passage à l'automne.



Portail de l'Eglise des récollets



Sarlat-la-Canéda
une ruelle de Sarlat-la-Canéda




Surnommée «la cité aux 25 tours», cette commune est située dans département de la Corrèze et de la région du Limousin.
Le village est construit tout en grès rouge. La terre rouge de Collonges se prête admirablement au travail de la poterie.

Collonge-la-Rouge


Nous nous délectons avec plaisir du calme de ses ruelles, délaissées à cette époque de l'année, et profitons de cette dernière étape dans cette belle région de terroir pour acheter de quoi concocter un délicieux repas à nos amis (qui eux partent faire le tour du monde en voilier) dès notre retour.



​Nous avions initialement prévu ce périple sur deux semaines, et cela fait bientôt un mois que nous sommes partis. Nous décidons de terminer en beauté notre escapade, par deux jours au Futuroscope à Poitiers. Mais avant les amusements, nous faisons une dernière halte à Oradour sur Glane dans la Haute-Vienne, lieu bien tristement célèbre, dont nous en ressortirons fort secoués et émus. Nous y ferons la connaissance du gardien du village martyre. Celui-ci prendra le temps de nous expliquer la vie des survivants et de la communauté qui s'est reconstruite après ce massacre. Nous garderons pour nous ce que nous avons vu. L'horreur ne s'exhibe pas, elle se ressent dans le silence et le respect.





Et pour finir en beauté, 2 jours d'amusements et de rigolades. Le film sur la Louisiane nous laisse entrevoir tous ces beaux paysages qui nous attendent de l'autre côté de l'Atlantique, et ne fait qu'accentuer notre envie de partir. Celui sur les baleines nous fait rêver des côtes de l'Amérique du Sud. Bientôt, bientôt, BIENTÔT...





Ce petit mois de balades dans le Sud-Ouest nous a permis de nous frotter à la réalité de la vie en camping-car. Nous y avons appris l'économie de l'eau et la gestion du capital Soleil, sans oublier la recherche de l'indispensable lieu où poser notre coquille pour dormir chaque soir, tout cela avec tout de même la facilité de notre vie occidentale.

Nous avons aussi découvert notre goût certain pour la cuisine dite «locale». Nous espérons pouvoir rencontrer au gré des routes des personnes qui nous feront connaître leurs recettes. Et qui sait, ainsi pouvoir en faire un livre. Chaque voyage a un but. Celui-ci sera peut-être le nôtre?

Nous remercions ici, tous les camping-caristes rencontrés, qui nous ont fait profiter de leur expérience et de leur savoir-faire.

Nous sommes conscients qu'il en sera autrement dans d'autres pays. Mais nous savons aussi que même si nous avons fait de belles rencontres, celles qui nous attendent seront encore plus riches en émotions.




Le voyage commence vraiment ici : L'ESPAGNE