La Grèce







DU 05/06 AU 11/06/2012
36 JOURS - 3545 KMS









​La Grèce est un pays d'Europe du sud-est.

Superficie : 131 944 km²
Habitants : 11 millions
Capitale : Athènes (les principales villes sont Parga, Thessalonique, Alexandropoulie)
Langue officielle : le grec moderne
Monnaie : l'euro (prononcé en grec evro)

La Grèce est une république unitaire avec un chef d'état et un chef de gouvernement.




​Laissant la Macédoine derrière nous (attention en Grèce nous devrons dire le FYROM en parlant de ce pays sous peine de froisser les esprits!!!) et après un accueil des plus sympathiques de la part des douaniers grecs, à Niki, nous atteignons la ville de Florina. Dès notre entrée en Grèce, nous sommes surpris de voir des chapelles miniatures le long de la route. Après recherche dans nos guides de voyage, nous apprenons que ces ex-voto sont construit non seulement pour honorer la mémoire des victimes de la route mais aussi pour remercier Dieu ou un saint d'avoir évité le pire. Florina n'a rien d'attirant et nous décidons de filer directement aux Lacs de Prespa qui se situent plus à l'ouest.






PSARADES



​Nous arrivons en fin de journée à Psaradès, au bord du plus grand des deux Lacs Prespa. La route s'arrête dans ce petit port de pêche à l'architecture typique et le seul grec donnant sur ce lac qui partage aussi ses berges avec l'Albanie et la Macédoine (oups, pardon le FYROM!!!). Nous y sommes accueillis par des vaches et leurs petits qui déambulent sur la place centrale au beau milieu des terrasses de café. Dés notre arrivée, Georges un pécheur local, nous propose une sortie découverte en bateau sur le lac. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin.




A notre réveil, le soleil a refait son apparition. Les vachettes, toujours très curieuses viennent inspecter Nono de très près. Malgré le soleil, il fait encore frais ce matin, mais il faut préciser que nous sommes à 853 m d'altitude. Les Lacs Prespa, le petit et le grand, sont entourés de montagnes et séparés par une bande de terre fertile où l'on cultive les gros haricots blancs, les meilleurs de toute la Grèce et la fierté de la région. Nous sommes ici dans un parc national créé en 1974 et qui abrite de nombreux oiseaux migrateurs, en particulier le pélican dalmate ou pélican frisé, et le grand pélican blanc, le cormoran nain et l'ibis lustré.

Comme convenu, nous retrouvons Georges au port pour une balade d'une heure sur le grand lac. Au programme, la visite de deux monastères creusés dans la falaise et accessibles uniquement par voie navigable et qui ont été construits par des popes ermites dès le 15e siècle. Il nous expliquera aussi que le lac a baissé de 8 mètres depuis une quinzaine d'années et nous pourrons aussi voir des photos de l'époque dans un restaurant du village. Il nous montrera sur la rive les traces laissées par la baisse des eaux. Et moment magique, nous naviguerons au milieu des oiseaux qui investissent les lieux par centaines. Nous pourrons aussi voir les rives des deux autres pays qui bordent les rives et apercevoir au loin la ville de Ohrid, où nous étions passé la veille.










Difficile de quitter ce petit coin de paradis!!! Nous allons y rester trois jours à nous ressourcer. Au programme, balades dans le village, discussion avec les habitants, cuisine et farniente. Tout cela en compagnie de nos bêtes à deux cornes, curieuses et chapardeuses. Le soir nous avons le droit à leurs pitreries dans le champ et à leur baignade dans le lac en compagnie des oiseaux et des grenouilles. Les habitants s'interpellent d'une maison à l'autre et font ensemble leurs jardins. Tout ici est en harmonie et cela fait du bien. Sur les conseils d'un local, nous partons aux Météores, pour bivouaquer à Vlachava, juste au dessus du site et profiter du coucher de soleil sur les monastères.






 LES METEORES

Les Météores, se situent dans la région de la Thessalie et dressent telles des colonnes grecques, jusqu'à 400 m d'altitude. Au Xe siècle, des ermites partirent s'installer au hasard des grottes et des creux de rochers afin de prier dans un détachement matériel total. Il leur manquait tout de même une église et c'est pour cela qu'ils fondèrent un premier monastère au sommet d'une de ces masses rocheuses. Ce fut là le début d'une vie monastique organisée aux Météores. Ils se faisaient ravitailler et montaient aux monastères par un système de paniers et de nacelles. Aujourd'hui, on accèdent aux différents sites par des escaliers et des ponts. Si la vue des ces monastères si haut perchés est d'une beauté saisissante, l'intérieur nous laisse un peu sur notre faim. certes les églises sont ornées d'icônes magnifiques (un tantinet trop bien refaites), mais nous n'y ressentons plus la vie monastique qui a pu y régner. Nous avons plutôt l'impression de pénétrer dans des hôtels luxueux aux patios bien tenus.



Aghia Triada



Au Grand Météore

le Grand météore
Roussanou
Le Patio de Roussanou



Pendant plusieurs jours nous allons traverser l'Epire, la Grèce centrale et le golf de Corinthe en longeant la côte pour rejoindre Delphes et son site archéologique. Nous allons bivouaquer dans des coins sauvages et préservés comme le Lac d'Aoos à 1350 m d'altitude, nous promener au bord du lac Pamvotis à Ioanina, déambuler sur la jetée à Parga, avoir l'impression de rouler sur l'eau dans la lagune d'Arta en se rendant à Koronisia, flâner à la tombée de la nuit dans les ruelles de Galaxidi.


le Lac d'Aoos (au dessus de Metsovo)
Vue du Lac Pamvotis et de Ioannina
Parga




la lagune d'Arta et Koronisia
aquaculture à Mytikas

Galaxidi

 DELPHES



Selon la mythologie grecque, Zeus envoya deux aigles de chaque extrémité de la Terre, qui se posèrent ensemble à Delphes. Dès lors cette ville fut considérée par les Grecs comme le nombril de la Terre. Ce site fut choisi par Apollon, fils de Zeus, pour son panorama qui s'étend du flanc du mont Parnasse (montagne qui domine le site) au golfe de Corinthe. Afin de permettre la mise à jour du site et de faciliter les fouilles, le gouvernement grec déplaça le village qui le couvrait et le reconstruisit 500 m plus loin. Un superbe musée jouxte le site et permet d'admirer les statues et nombreux trésors que les archéologues ont mis à jour. Nous ne sommes pas des amateurs de vieilles pierres et pourtant nous avons passé une superbe journée à visiter cette splendeur dans un panorama à couper le souffle.




Trésor des Athéniens

le Théatre
Nad et le nombril de la Terre



​le Temple d'Apollon
le Sphinx 

les Jumaux d'Argos Cleobis et Biton
un Aurige
Statue de Culte d'Antinoüs




Le voyage continue et nous nous dirigeons à présent vers l'Attique. Nous sommes vendredi 15 juin et il est hors de question d'aller à Athènes pendant le week-end. Nous prenons donc la direction de la côte Est et descendons jusqu'au Cap Sounio et son Temple de Poséidon, merveille quI brave les vents du haut de son promontoire rocheux. Nous nous installons au bord d'une petite plage au pied du temple dans le village de Légrena. Nous y faisons la connaissance d'un sympathique monsieur, collectionneur de voitures anciennes, qui parle fort bien le français et nous convie à venir prendre le café chez lui le dimanche matin.

Sur la plage où nous sommes installés, nous faisons aussi la connaissance de Siegfried et Thérèse, deux jeunes quinquas comme nous vivant à Nantes et visitant la Grèce depuis le mois de mai. Le samedi matin, un vent violent se lève soulevant le sable et risquant d'obstruer les grilles de notre frigo. Nous préférons donc nous déplacer sur le parking bitumé sous le temple afin d'attendre une accalmie et surtout le soir pour voir le coucher du soleil sur le temple.

Nous nous enfermons dans le camping-car et profitons de cet arrêt forcé pour avancer la mise à jour du site. Constatant le passage fréquent d'hélicoptères au dessus de nous, nous sortons de Nono et apercevons de la fumée sur la montagne en face de nous. Nous ne sommes qu'en juin et c'est tout de même le deuxième départ de feu que nous constatons depuis notre arrivée en Grèce. Le soleil commence à décliner et nous partons pour admirer son déclin et les couleurs roses dont le temple de Poséidon se revêt à cette heure magique de la journée.







Du haut du Cap, nous nous apercevons que le feu gagne du terrain et qu'il s'avance dangereusement vers Légrena et surtout que les canadairs n'arrivent pas à travailler avec la puissance du vent et la fumée. Nous pensons alors à nos camping-caristes restés sur la plage et décidons d'aller les prévenir du danger.

Heureusement, ils sont loin depuis longtemps (bien avant le départ du feu, apprendrons nous plus tard). Mais notre retour à Légrena ne sera pas inutile. En effet, les habitants sont obligés de quitter les lieux et de se réfugier dans un hôtel situé à Sounio, à l'abri du feu. Nous allons emmener une mère et ses trois enfants en sécurité, pendant que le papa tente de sauver la maison menacée par les flammes. La police, ensuite, nous demandera de quitter le secteur et de repartir plus vers le nord car la chaleur risque d'endommager Nono. C'est très dur pour nous de laisser cette famille dans l'attente et surtout dans l'angoisse d'avoir des nouvelles du papa. Nous prenons donc la route de nuit vers Porto Rafti.

Nous aurons des nouvelles de nos rescapés le lendemain matin. Tout le monde est réuni et la maison a pu être sauvée malgré beaucoup de dégâts. Ce qui est le plus dramatique, c'est que la population locale nous a expliqué que ces feux sont souvent d'origine criminelle par convoitise de terrains à construire.






Nous arriverons tard dans la nuit à Porto Rafti, après une circulation difficile, due à l'évacuation de la population. Il faut savoir que le Cap Sounio est la destination et surtout le lieu de villégiature de nombreux athèniens. Le matin, quelle n'est pas notre surprise d'y retrouver nos Nantais rencontrés la veille, en train de se baigner dans le petit port. Nous leur racontons les événements et constatons qu'ils étaient partis bien avant le départ du feu. L'eau a l'air bonne et nous décidons de nous baigner nous aussi. Nous constatons que beaucoup de personnes se badigeonnent de boue ramassée au bord de la plage. Une grecque nous explique que c'est bénéfique pour les articulations et nous convie à en faire autant. Et c'est parti pour une séance Spa locale!!! Etalage, séchage pendant 20 mn et rinçage!!! Et surtout un bon moment de rigolade. Nous constaterons surtout que c'est plus facile à étaler qu'à enlever, et que l'odeur est tenace!!! JP en a même eu des boutons!!! Après ce bon bain, nous laissons nos amis pour aller admirer l'Eglise de Skouri et les paysages côtiers que nous n'avions pas vu la veille au soir et ensuite rejoindre Athènes.




 Athènes



Ville fourmilière toujours en éveil!!! Pour plus de sécurité et surtout pour des raisons pratiques, nous choisissons de poser notre coquille au Athens Camping. De là, il est très facile de rejoindre les quartiers historiques en empruntant les bus et métro. Après une après-midi lessive et oui, il faut bien y passer de temps en temps, une séance coiffeur pour JP qui commence à devenir un peu trop beatnik et surtout une bonne nuit de repos, nous nous apprêtons à prendre le bus, quand nous apercevons dans une autre allée du camping, le CC de nos amis nantais. Nous leur donnons rendez-vous pour le soir et partons braver le tourbillon athénien. Pour ce premier jour, nous avons choisi de visiter les quartiers de l'Acropole, Plaka, l'Agora et d'aller voir la relève de la garde.




le Théatre de Dionysos
l'Erechtheion

le Parthénon
la Tour des vents

le Temple de Zeus
le Thésion ou Temple d'Héphaïstos

l'Agora



Après la visite de l'Acropole, nous partons exercer notre sport favori, déambuler dans les rues désertes et ombragées de Plaka. Ce quartier est à Athènes ce que le Quartier Latin est à Paris, avec une petite touche méridionale en plus. Après une pause déjeuner bien méritée, nous reprenons notre visite en allant voir la relève de la garde. Il fait une chaleur accablante et c'est très difficile pour les gardes de faire leur parade. Non loin de là, le Parc National nous offre calme et fraîcheur, avant de reprendre les transports en commun bondés jusqu'au camping. Comme convenu, nous y retrouvons Siegfrid et Thérèse, pour une soirée une fois de plus fort sympathique.




la relève de la garde
PlaKa vue de l'Acropole







​Pour notre deuxième jour à Athènes, nous décidons d'aller visiter le musée Archéologique National ainsi que le quartier d'Omonia et les Halles. Nous passons la matinée au Musée, tellement grand et surtout si intéressant. Nous découvrons que dans le fond au 21é siècle, nous n'avons rien inventé depuis bien longtemps et même que nous n'avons fait qu'améliorer ce que déjà au Paléolitique, des hommes avaient créé.


















​Le quartier des Halles nous replonge quelques mois en arrière, car nous avons un peu l'impression de se retrouver dans un souk permanent au Maroc. Marrakech, Athènes, on ne sait plus trop!!!! Nous avons adoré le quartier d'Omonia avec ses petites boutiques, son atmosphère nostalgique et son architecture désuète, ses petites églises tentant vaillamment de résister à l'écrasement des immeubles alentours, et les marchands de fruits ambulants. Tout comme se faire discrets et être émus devant le tableau de deux jeunes femmes se déclarant leur amour au beau milieu d'une petite place sans se soucier des regards tantôt amusés, tantôt réprobateurs. Et quel régal, après une telle journée, de s'asseoir à l'ombre pour manger des abricots et cerises gorgés de soleil en attendant le bus!!! C'est tout cela l'Athènes que nous avons aimé...






Après ces quelques jours de folies athèniennes, nous décidons avec Siegfrid et Thérèse de poursuivre un peu la route ensemble. Ils connaissent déjà le Cap d'Héraion et le Lac de Vouliagmeni non loin de Corinthe et décide de nous le faire découvrir. Au Cap d'Héraion, nous avons une vue exceptionnelle sur le Golfe de Corinthe. Le Lac est en fait une sorte de mer fermée. L'eau y est particulièrement chaude et très salée. Il n'y a pas encore beaucoup de touristes et nous passons quelques jours bien agréables entre baignades et farniente. Il faut dire qu'il fait très chaud la journée et qu'il est difficile de bouger. Même Sylia ne refuse pas une petite trempête, elle qui d'habitude se réfugie sous Nono quand elle voit la mer. Le soir nous profitons de la fraîcheur au bord de l'eau, de la glace sur l'ouzo et du spectacle du coucher du soleil.



le Cap d'Héraion
le lac caché au creu du cap


ouverture du lac sur la mer




Allez, fini la bronzette, la route nous appelle!!! Nous laissons une fois de plus nos amis pour le Péloponnèse, en nous promettant de nous retrouver plus loin. Notre tour de cette partie la plus pittoresque de la Grèce va se faire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, en passant par Epidaure, Nafplio, Gythéio, le Magne, Mystra, Olympie et pour finir nous remonterons sur Corinthe en passant par Tripoli. En avant Nono, Epidaure et son théâtre antique nous attendent...



 Epidaure




Epidaure, ancien sanctuaire du Dieu de la Médecine Asclépios, est un des sites les plus visités de Grèce. Ce qui fait la richesse du lieu, c'est son immense théâtre, le mieux conservé du monde, et à l'acoustique exceptionnelle. Le moindre chuchotement au milieu de la scène est entendu jusqu'au dernier gradin. Nous avons pu le tester, c'est grandiose, et nous avons même pu avoir la chance d'écouter une touriste (certainement faisant partie d'une chorale) nous interpréter un morceau de son répertoire. De plus la vue depuis le théâtre sur les collines environnantes ajoute à la magie du lieu. Un musée complète la visite avec de beaux vestiges de statues retrouvées sur le site.




​Nafplio




Nafplio (Nauplie), nichée dans le golfe Argolique, est une citée pleine de charme. Pour les grecs c'est la cité de l'amour. Il fait bon y flâner le soir, tout comme le matin quand les touristes ont déserté les restaurants et les terrasses des cafés. Avec ses couleurs chatoyantes et ses venelles, on pourrait presque se croire en Italie. La vue du haut de l'Akronauplie est magnifique. Et pour parfaire au plaisir de visiter Nafplio, quel bonheur de se baigner dans la piscine naturelle de la baie, dominée par la citadelle. Nafplio compte aussi une belle plage où il fait bon se réveiller au chant des cigales et aller piquer une tête avant le petit déjeuner.



la Place Syndagma

le Fort Palamède


​Gythéïo




Le Péloponnèse est une région aride et montagneuse, et la route qui rejoint Gythéïo n'y échappe pas. Garrigue, route bordée de lauriers en fleurs, ruches à l'ombre des oliviers nous offrent un panorama dont on ne se lasse pas. Il fait très chaud et le chant des cigales est entêtant. Nous ne rêvons que d'une chose, un grand plongeon dans la mer!!! Gythéïo (Gythion), ancien port de Sparte est situé à une quarantaine de kilomètres au sud de celle-ci. C'est un village aux maisons dominant le port. Juste avant d'arriver à Gythéïo, nous découvrons une petite plage de sable fin d'où l'on peut admirer la baie et le port. Quand le rêve devient réalité, ni une ni deux, on part piquer une tête!!! C'est aussi là que nous pourrons voir notre premier nid de tortue caretta caretta (caouanne en français), une espèce en danger qui vient pondre dans les mers chaudes de Grèce. Les nids sont signalés et protégés par les autorités. Et surtout nous pourrons admirer le coucher et le lever de soleil sur l"épave du Dimitrios, un cargo échoué dans la baie.



un nid de tortue


​Le Magne




Le Magne, peut-être la région la plus sauvage et la plus pittoresque de toute la Grèce. En tout cas c'est pour nous un vrai coup de coeur. Des paysages arides battus par les vents, des villages dont les tours se dressent fièrement, rappelant qu'ici la vie n'est pas toujours facile. Dans le Magne, l'eau est rare et les familles viennent se ravitailler aux fontaines des villages. C'est l'occasion pour les uns de retrouver les amis à la terrasse du café, pour les autres d'acheter fruits, légumes et poissons aux marchands ambulants. La jeunesse a déserté les villages et pour ceux qui restent les journées s'écoulent au rythme de la course du soleil dans le ciel. Peu de touristes et donc plus d'authenticité et un accueil chaleureux. Nous allons poser notre coquille à Porto Kagio, le dernier village de la pointe du Magne. Balades, baignades, repas de poissons à la taverne du port et comme un goût de bout du monde... en fait tout ce qu'on aime.



Flomochori
à Porto Kagio

la Pointe du Magne et Porto Kagio à gauche


​achat de poisson frais à Flomochori
 Porto Kagio
Vathia
à la Taverne Pörto


 Mystra




Nous laissons le Magne derrière nous pour remonter un peu dans les terres à Mystra, ville fantôme située à 5 kms de Sparte et classée au Patrimoine mondial de l'Unesco. En 1249, Guillaume de Villehardouin choisit cette région du Péléponnèse pour y construire son château et ainsi contrôler la région. En effet le site domine toute la vallée. Au pied du château une ville se construit ainsi que bon nombre d'églises et de monastères. Elle devient ville d'arts, des lettres et de philosophie, avant de tomber entre les mains des Turcs en 1469. Elle fut plus tard incendiée par les Russes puis ensuite par les Albanais. Les habitants émigrèrent peu à peu vers Sparte et la ville déclina très vite. Il ne reste plus que les édifices religieux, sauvées par la foi des fidèles, pour témoigner de cette période. Seul le monastère de la Pantanassa est encore habité par des religieuses.



Sainte Sophie
le Palais du Despote




C'est à l'aube que nous commençons la visite du site, car il se situe en plein soleil. L'herbe est déjà bien jaune à cette époque, ce qui en dit long sur la température qu'il peut y faire en pleine journée. De plus, nous avons la chance d'être seuls à déambuler dans les ruelles, car les touristes ne sont pas encore arrivés. Nous prenons notre courage à deux pieds et escaladons le sentier escarpé qui mène au château en ruine. La vue sur la vallée est à couper le souffle. De ruines en édifices religieux en passant par le Palais du Despote, nous allons essayer d'imaginer la vie à l'époque faste de la ville.



la Métropole ( Cathédrale Agios Dimitrios)
la cour intérieure de la Métropole


​​le monastère de Pantanassa




Après la visite de Mystra, ne supportant plus la chaleur par 50°, nous décidons de rejoindre la côte afin de pouvoir nous baigner et nous rafraîchir. Nous allons traverser encore une belle région et longer la côte aux paysages escarpés et aux petits ports blottis au fond de criques à l'eau turquoise. Il va une fois de plus nous arriver de nous faire des frayeurs dans des villages aux ruelles très étroites, et sur des routes quasi inexistantes. Nous faisons une première escale à Agios Nikolaos, petit port tranquille à quelques kilomètres de Kalamata. La chaleur devient de plus en plus pénible à supporter et nous nous efforçons de rouler de très bonne heure et de trouver une place le plus possible à l'ombre. Lors de nos escales, Sylia a pris l'habitude de s'installer sous le camping-car ; il y fait certainement plus frais!!!



le Port de Kardamyli
la Porte d'Arcadie (Ancienne Messénie)

repérage d la route !!!




Nous finissons par trouver notre petit coin de paradis, dans une pinède à Elaia. Une plage de plusieurs kilomètres de sable fin, de l'ombre à souhait, un point d'eau et surtout la mer pour nous baigner à volonté. Ici les jeunes plantent leurs toiles de tentes sous les bosquets à quelques mètres de la plage, d'autres sont installés pour les vacances avec leur caravane. C'est la liberté à l'état pur, avec en prime une petite épicerie au village voisin pour pouvoir s'approvisionner. Cela fait deux jours que nous sommes installés quand nous recevons un appel de nos nantais Siegfrid et Thérèse. Ils bivouaquent non loin d'Elaia et décident de nous rejoindre. Le joyeux quatuor se reforme pour à nouveau quelques bon moments de rigolades. Nous resterons une semaine à Elaia avec une courte escapade à Olympie, pour visiter un des plus beau site de Grèce.







 Olympie



Nous délaissons deux jours notre pinède, pour aller voir le magnifique site d'Olympie. Si la ville n'offre que peu d'intérêt, le site par contre, est un des lieux antiques les plus impressionnants en Grèce. Situé au pied du Mont Kronion, c'est le berceau des jeux olympiques près du sanctuaire de Zeus. Olympie, dans l'antiquité, n'était en fait pas une ville, mais un centre religieux, réglé par un rituel quotidien et quelques fêtes, dont la plus importante était les J.O. A l'origine, il n'y avait que des jeux de piste. Ce n'est que bien des années plus tard que l'on y a ajouté des sports d'armes et hippiques. Seuls les hommes étaient admis autour du stade, car les athlètes s'affrontaient nus. La seule femme autorisée à pénétrer dans l'enceinte du stade était la prêtresse de Démeter, déesse de la Fertilité. Pour assister au spectacle, les femmes et les esclaves grimpaient au sommet du mont Kronion. Là encore, c'est tôt le matin que nous partons visiter le site, avant que la chaleur étouffante n'envahisse les lieux tout comme les hordes de touristes déversées par les innombrables bus. De plus, c'est à cette heure matinale que la lumière est la plus belle. Après le site, nous irons visiter le musée, où sont exposées quelques belles pièces retrouvées lors des fouilles.




le Philippeïon
passage vouté emmenant au stade

l'Hermès de Praxitèle(Temple d'Héra)
le Temple d'Héra
le Stade




Après une petite semaine à Elaia, il est temps pour nous de reprendre la route. Nous quittons nos amis en espérant nous revoir un jour en France et qui sait sur un autre continent. Nous allons pendant plusieurs jours remonter vers le nord de la Grèce de Tripoli à Litochoro au pied du Mont Olympe en passant par le canal de Corinthe et les plaines fertiles de Lamia ou l'on cultive le coton, afin de rejoindre la frontière bulgare. Il fait toujours aussi chaud et cela nous épuise de plus en plus. Nous essayons aussi souvent que possible de bivouaquer au bord de la mer, mais les vacances ont commencé pour les grecs et les plages sont bondées.



le Canal de Corinthe

champs de coton
le Mont Olympe




Nous venons de passer plus d'un mois en Grèce. Nous y avons fait de très belles rencontres et vu de beaux paysages comme le Magne ou la région des lacs à Prespa. Mais c'est sans regret que nous quittons ce pays car il y a une chose qui est venue bien trop souvent gâcher notre plaisir, c'est la saleté omniprésente dans les endroits même les plus touristiques. C'est à se demander si cela n'est pas devenu culturel dans ce pays!!! Par contre, nous savons que les difficultés financières du pays ne sont pas celles que tous les médias nous racontent. Nous avons pu discuter avec des grecs qui vivent en dessous du seuil de pauvreté et qui sont acculés par les taxes et les banques qui a une époque leur ont octroyés des facilités qu'elles se chargent bien de récupérer maintenant à des taux exorbitants. Ces mêmes grecs qui aujourd'hui se demandent où passent les sommes faramineuses versées par l'UE, et dont peu de villages n'en voient un centime, ne serait-ce pour refaire les routes.



INFORMATIONS PRATIQUES

Décalage horaire+ 1h (hiver) et + 2h (été) avec la France
MonnaieL'euro
Coût de la vieidem la France (viande plus chère, fruits et légumes bon marché)
Languele grec (alphabet grec)
Visala carte d'identité suffit 
Douane EntréeMedsilija (MK) - Niki (GR) ​- aucun contrôle à la douane
Douane sortieKuluta ( attention penser à prendre la vignette routière côté Bulgarie - nombreux contrôles routiers)
Assurance
​Camping-car
assurance française - pays de la carte verte
Bivouacslibres partout - parkings villages et sites historiques - bords de plage et lac
Diésel1.29 € à 1.55 € le litre en 06/2012
Eaufontaines villages et bords de routes - stations-services
Electricité220V - prises françaises compatibles
Gazachat d'une bouteille propane (grise) - adaptateur indispensable - beaucoup de station GPL
InternetWSifi gratuits dans la plupart des cafés
LaveriesAthens camping - Lamia - Quartier Plaka à Athènes
Réseau routierbon état sur les grands axes - réseau secondaire moyen - autoroutes à péages
Guides voyageLe Routard 2012 et le Petit Fûté 2010/2011
Cartes routièresMichelin 737 Nationale - suffisant

Points GPS et appréciations des bivouacs en cliquant ici



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