La région de Sucre




du 04/10 au 10/10/2018
7 jours - 950 km



Frankiz de nouveau opérationnel, nous quittons cette région de Santa Cruz qui nous a offert de belles découvertes et des moments forts sympathiques. Il est temps pour nous de poursuivre notre balade en Bolivie. Adieu les plaines, bonjour l'altitude !!! Vamos a Sucre !!!






​La route n’est pas fameuse et il  y a beaucoup de travaux. Nous arrivons en fin de journée au camping de Cuevas. Il pleuvine, et nous espérons que ce n’est que passager, car demain nous aimerions faire une petite rando qui permet d’aller voir de jolies cascades.​





Le lendemain, le beau temps est au rendez-vous ! C’est parti pour la rando !!! Une jolie petite boucle de trois kilomètres qui grimpe dans la montagne et offre de jolis points de vues sur les chutes d’eau. Il y avait longtemps qu’on n’avait pas randonner et cela fait du bien de se dégourdir un peu. D’autant plus que les paysages sont splendides





Nous reprenons ensuite la route en direction de Samaipata, et plus précisément celle du Refugio Jacha Inti. C’est un petit refuge sans prétention, tenu par une famille suisse installée là depuis 15 ans. L’endroit est sympa et accueillant. Ici on soigne les animaux que le gouvernement récupère auprès des familles qui rêvaient d’exotisme et qui n’arrivent plus à assumer ces animaux sauvages. Nous allons passer un agréable moment parmi des singes espiègles, des coatis câlins comme des chats, des toucans et bien d’autres animaux sauvés de la bêtise des humains. Le temps passe tellement vite que nous restons dormir sur place.





​Il n'y a pas moins d'une trentaine de tortues au refuge. Les gens les prennent sans s'imaginer qu'elles peuvent devenir si grosses et surtout qu'elles peuvent vivre très longtemps.






​Plusieurs bénévoles viennent s'occuper des animaux, aménager des enclos. Nous avons pu discuter avec eux et en apprendre un peu plus sur les petits rescapés. 
Le refuge s'est vu confié un couple de chats sauvages. Nous aurons l'occasion de voir le mâle au moment du nourrissage. Mais la femelle restera bien discrète.





​Les toucans et les aras sont dans une grande volière afin que les petits macaques ne viennent pas trop les importuner et manger leur nourriture. Ils sont curieux et n'hésitent pas à venir se poser très près voir même nous chercher des poux dans la tête !!!





Ici une dizaine de petits macaques vivent en totale liberté dans le refuge. Ils sont curieux et espiègles et n'hésitent pas à taquiner les chats et les visiteurs aussi !!!






​Malheureusement, nous ne pouvons pas nous attarder plus longtemps car nous sommes attendus à Sucre !!! Nous avons rendez-vous avec nos amis Isa et Francis des Soif de Bougeotte, afin de préparer notre sortie ensemble dans le Sud Lipez.


La route entre Samaipata et Sucre est une des plus horribles que nous ayons faites !!! Des travaux, pas de signalisations !!! Nous devons même faire marche arrière devant des gros camions alors que nous sommes engagés à plusieurs voitures sur une piste qu’une dameuse vient faire !!!





Tout cela aura raison de notre brave Frankiz !!! Après une pause « pipi », au moment de reprendre la route, nous entendons un énorme claquement du côté avant droite. La cloche de suspension a cassé net !!! Nous sommes encore à 80 km de Sucre et il n’y a aucun garage. Autant dire que c’est au ralenti que nous allons poursuivre la route. De plus nous sommes samedi !!! C’est épuisés mais soulagés que nous apercevons les premières habitations de la capitale. Nous filons directement nous poser au point de bivouac indiqué par IOverlander. Il sera temps lundi de trouver un soudeur.





Isa et Francis nous rejoignent le dimanche en fin de matinée. Deux ans que nous ne nous sommes pas revus ! Malgré le temps incertain, nous partons nous balader en ville. Et là c’est la douche, des trombes d’eau et de grêle s’abattent sur nous !!! Nous profitons d’une accalmie pour nous abriter au Mercado Central, et surtout pour nous y restaurer. C’est trempés mais repus que nous retournons aux véhicules.





Le lendemain matin, nous partons à la recherche d’un soudeur qui pourra nous réparer Frankiz. C’est déjà difficile de conduire dans cette grande ville, mais là c’est encore pire. Nous visitons un, puis deux, puis trois soudeurs qui soit ne nous plaisent pas, soit ne peuvent pas faire le travail. Puis enfin, nous trouvons la perle rare !!! Luis va, en à peine deux heures soigner notre brave compagnon de route. Il fera encore plus attention à son travail déjà parfait, quand il saura que c’était avant une partie du métier de Jean-Paul.





Frankiz réparé, nous pouvons sereinement visiter la ville.  Nous retrouvons Isa et Francis et partons à pieds jusqu’au Mercado Campesino, une jolie balade et surtout une agréable dégustation de papas relladas, sorte de beignet de purée de pomme-de-terre fouuré à la viande, à l'oeuf et au fromage, sans oublier  les incontournables jus de fruits frais !!!




Sucre, située à 2750 m est appelée la Cité Blanche ; elle est la capitale constitutionnelle du pays. Elle fut fondée en 1538 pour abriter le siège de la Real Audiencia de Charcas. La ville vit naître en 1624, la première université bolivienne, Saint-François-Xavier, où fut proclamée, en 1825, l’indépendance de la Bolivie. Le pays fut ainsi baptisé en l’honneur du Libertador Simon Bolivar. Par la suite, ce nom se transforma en Bolivie.






Cette cité regorge d'anciens bâtiments coloniaux. Nous aurons l’opportunité d’être invités dans l’Hôtel Parador Santa Maria La Real, dont le propriétaire n'est autre que le vice-consule honoraire d'Espagne. Cet ancienne demeure familiale du 18ème siècle est un véritable musée. De plus elle offre, depuis son toit terrasse, un beau panorama sur la ville et la cathédrale.






Sucre regorge de musées, mais nous ne pouvons pas les faire tous !!! Nous n'en choisissons que deux qui pour nous semble les plus représentatifs : La Casa de la Libertad et le Muséo Universitario Charcas

La Casa de la Libertad se situe dans un splendide palais colonial, ancien monastère des jésuites, construit au début du 17ème et converti en annexe de l’Université. C’est dans la chapelle que se réunit en août 1825, l’assemblée qui proclama l’indépendance de la Bolivie. Ici sont rassemblés de nombreux documents, des souvenirs et des objets liés à la lutte pour l’indépendance.





​L'ancienne salle des examens qui fut ensuite le siège du parlement de 1825 à 1898

​La Salle Simon Bolivar


​L'héroïne nationale Doña Juana Azurduy de Padilla, pendant la guerre d'indépendance, dirigea un bataillon. Un hommage national et une salle lui sont consacrés à titre postume, pour son implication pour l'indépendance de son pays.




​La bibliothèque

Nous pouvons aussi y voir une réplique de l'acte d'indépendance, ainsi que divers objets de la période coloniale.



Le Museo Universitaire Charcas, installé dans le Palacio del Gran Poder, est divisé en quatre parties où sont conservés les vestiges archéologiques et ethnographiques du pays ainsi que des œuvres d’art contemporain bolivien et d’art colonial. Malheureusement, impossible de faire des photos dans les salles dédiées à l'art colonial et à l'art contemporain bolivien.






Durant notre séjour, nous assisterons à des manifestations contre la présidence en place. Le 21 février 2016, les Boliviens répondaient «non» à la possibilité d'un quatrième mandat pour l’actuel président, Evo Morales. Un résultat négatif que ce dernier a choisi d’ignorer : il compte se représenter en 2019. Depuis dans tout le pays, le peuple manifeste, en particulier le 10 octobre, jour de la fête nationale.






Après 5 jours à arpenter la ville et surtout à s’être acclimatés à l’altitude, nous pouvons poursuivre la route vers notre prochaine grande destination : Tupiza, ville par excellence pour des départs vers le Sud Lipez. En effet, nous avons décidé de visiter cette magnifique région avec nos amis.

Nous laissons de côté Potosi que nous ne souhaitons pas visiter. Potosi est connue pour sa mine la plus haute du monde et sûrement une des plus mortelles !!! Il nous semble indécent d’aller visiter la mine et de jouer les touristes, alors que les gens qui y travaillent, meurent à moins de 40 ans pour un salaire de misère !!!

Nous traversons des paysages arides à près de 4000 m. Isa et Francis préfèrent faire la route en 2 jours alors que nous souhaitons arriver plus tôt à Tupiza pour y faire les lessives. C’est donc plus tard que nous nous retrouverons.




​les mines de Potosi

​Tupiza c'est... tout là-bas !!!



A peine arrivés à Tupiza et nous voilà conquis !!! Des maisons colorées, une place arborée et les fameux tuc-tucs qui sillonnent la ville. Nous sommes ici pour organiser un tour dans le Sud Lipez. Il y a plusieurs agences qui proposent des sorties sur 3 à 5 jours. Isa et Francis ont déjà contacté l’agence La Torre Tour. Nous nous y rendons directement afin de nous présenter et finaliser la sortie. Tout est prévu pour le samedi. Nous sommes jeudi et donc allons pouvoir nous reposer un peu. Le soir ce sera Pizza !!!




Pourquoi, nous direz-vous, ne pas faire ce circuit par nous-mêmes avec nos véhicules 4x4 ??? Simplement parce que nous savons que les routes sont horribles et que nous n’avons pas envie de les casser. Et puis, se faire promener et bichonner durant 5 jours, des fois cela a du bon. Alors rendez-vous dans le Sud Lipez !!!





La suite, c'est pour bientôt !!!