Mexique nous voilà !!!




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​Le 5 janvier 2014, nous voici devant la frontière mexicaine de Tecate en Baja California. Cette douane est vraiment différente de toutes celles que nous avons pu voir jusqu'à présent, une barrière métallique et un grand grillage sépare les deux pays et du côté mexicain des hommes armés jusqu'aux dents montent la garde.

Il nous faut tout d'abord rendre notre papier vert du visa côté américain sous peine de complications pour pouvoir revenir une autre fois aux Etats-Unis. Mais voilà les gardes frontières qui patrouillent ne savent rien de ces formalités ni à qui il faut donner ce precieux sesame. On discute, on insiste et en fin de compte nous sommes conduits dans un bureau où un douanier informé  veut bien enfin récupérer le dit document. Ouf, on peut franchir la barrière !!!

Et là, on n'en mène pas large !!! dès la barrière metallique franchie, une sonnerie et une lampe rouge flaschie se mettent en branle, comme si notre pauvre Nono n'était pas assez visible ou avait fait une bêtise. Mais le sourire engageant des douaniers dissipent vite nos craintes. Nous redoutions de ne pouvoir nous expliquer, ne parlant ni l'un ni l'autre l'espagnol, que nenni, ils parlent anglais courament. On sort les passeports, Sylia pour des caresses en guise de contrôle et on nous indique les démarches à effectuer. Nono subit une fouille succinte et même le chien anti-drogue ne fera qu'un petit tour extérieur du camping-car. Au final après une heure de paperasse, on continue notre route avec en poche un visa de 6 mois pour nous et 10 ans pour notre coquille.




la Baja California


La Basse Californie, ou “Baja California”, est une péninsule longue de 1300 kilomètres située le long de la côte nord-ouest du Mexique. Accrochée à l’Amérique du nord, elle est bordée à l’ouest par l’océan Pacifique et à l’est par la mer de Cortés, également connue sous le nom de “Golfe de Californie”. Sa silhouette effilée s’étire depuis la frontière avec la Californie nord-américaine jusqu’à Cabo San Lucas à l’extrême sud, après avoir franchi le tropique du Cancer. Avec une superficie de 143 000 km2, elle ne dépasse guère 230 kilomètres dans sa largeur et n’atteint même que 45 kilomètres de large en son point le plus étroit. Cette péninsule compte plus de 3000 kilomètres de côtes entourées par près de 50 îles, la plupart situées dans le Golfe de Californie.

John Steinbeck écrit dans son livre "La Perle " : Lorsqu’un matin de l’an 1536, des hommes, envoyés en expédition par le célèbre conquistador Hernán Cortés, débarquent pour la première fois sur les côtes de “Baja” (Basse Californie), ils sont loin d’imaginer qu’ils viennent de découvrir l’un des véritables joyaux que compte le Mexique. Un spectacle étonnant s’offre alors à leurs yeux : déserts immaculés, cactus géants, sierras majestueuses et nombre de sanctuaires marins abritant cétacés et dauphins… tel un eldorado caressé par les rayons d’un soleil imperturbable.

C'est ce joyau que nous allons, pendant plus d'un mois, parcourir, nous émerveillant chaque jour de tant de beauté et de diversité. Montagnes, volcans, déserts, lagunes et plages vierges, du nord au sud, la péninsule de Basse Californie nous offre avec générosité ses multiples trésors. Après nos nombreux soucis américains, nous étions avides de farniente et de chaleur. Nous abordions cette partie du voyage un peu comme des grandes vacances enfin méritées. Bon d'accord, ces mots vont en faire rager plus d'un, nous qui ne faisons que voyager depuis plus de deux ans. Mais nous savons que la Basse Californie n'offre pas de visites touristiques comme pourra nous l'offrir la partie continentale du Mexique. Ici on profite de la beauté du paysage au nord avec ces grands déserts et ses sierras et au sud avec ses plages de sable blanc dans des lagunes aux eaux turquoise. On roule un peu et on se pose beaucoup tantôt côté pacifique, tantôt mer de Cortés. Et là on regarde les baleines, les dauphins et les raies volantes faire leur show.



entre Tecate et Ensenada
Vallée de Los Cirios 

Bahia Concepciõn - mer de Cortés
Sierra de La Giganta



Une fois la frontière franchie, nous traçons la route pour rejoindre Ensenada, première étape de la plupart des voyageurs afin de faire le plein de provisions dans un grand supermarché car nous ne trouverons plus que des petites épiceries avant La Paz. Et surtout il nous faut faire des réserves d'eau purifiée car il ne nous sera plus possible dorénavant de boire l'eau du robinet. Ici on achète un "carafon" et on le remplit ensuite dans des échoppes d'agua purificada ou encore dans les épiceries disposant d'un réservoir.







Les réserves faites, nous pouvons enfin commencer notre découverte de la Baja California. Notre première journée va se passer sur la route à rouler à 15km/h. Pendant plus de 100 kms, nous allons manger la poussière car de route il n'y a que le nom !!! C'est travaux, piste poussiéreuse, topes et nids de poules  dans les villages !!! Ajoutés à cela des contrôles militaires à répétition, voilà une bonne entrée en matière !!!

Pour nous remettre de tout cela, notre première escale se fera dans une superbe lagune à  Cabo San Quintin, sur la côte pacifique : lever de soleil de rêve, et petit restaurant à l'accueil sympathique nous remettrons vite de ce mauvais début. Si toute la Baja est ainsi, alors nous allons avoir beaucoup de mal à avancer !!!








 Cataviña et la Vallée de Los Cirios



Du nord au sud de la péninsule, un long ruban asphalté flirtant tour à tour avec l'océan pacifique et la mer de Cortéz, nous emmène à travers le désert et la Vallée de Los Cirios, du nom d'un cactus que l'on ne trouve que dans cette région du pays et qui ne pousse que d'un centimètre tous les ans. A voir la taille de certains on peut imaginer leur âge avancé. 

Peintures rupestres et missionaires
 C'est à Cataviña que l'on peut visiter des vestiges de ces peintures. Hormis le site des peintures rupestres, le village par lui-même n'offre pas grand intérêt, si ce n'est son petit café restaurant où on déguste de succulents plats locaux entourés de villageois venus ici voir le dernier épisode d'un sitcom mexicain, sur l'unique écran TV du village, en mangeant une soupe préparée par la maîtresse de maison. Ce sera aussi pour nous l'occasion d'y rencontrer un couple de français fort sympathique avec qui nous passerons la soirée et aussi la journée du lendemain à visiter le site des peintures. Pour mieux comprendre l'histoire du lieu, nous nous ferons accompagner par le fils du cafetier, Abner, jeune étudiant amoureux de sa région.





​Bahia Los Angeles



Le désert c'est bien, mais les bretons cela manque vite d'eau !!! Nat et Jean, nos deux baroudeurs "tour du mondistes" nous ont trop fait envie avec les photos de la Bahia de Los Angeles (comme toutes les photos en fait) et il n'est pas question que nous n'y passions pas. Et le détour en vaut la chandelle, car après cette traversée du désert où il n'y a que des cactus à perte de vue, le panorama sur l'Isla Angel de la Guarda est à couper le souffle. Nous avons le temps et nous décidons de nous installer quelques jours face à la grande bleue . Ce sera l'occasion pour JP de s'essayer à la pêche, mais le monstre tout hérissé de piquants qu'il nous ramènera ne nous donnera vraiment pas envie de nous mettre à table !!! Allez, l'animal !!! retourne dans ton bocal !!!






​Laguna Ojo de Liebre




Les côtes de Baja California abritent l'hiver de nombreuses colonies d'oiseaux, de phoques, mais c'est aussi le lieu de reproduction de la baleine grise et de la baleine à bosse. Il existe plusieurs sanctuaires où il est possible d'aller les observer de près avec un bateau. Pour notre part, nous choisissons le sanctuaire de la Laguna Ojo de Liebre car outre le fait qu'il se situe dans un parc national on a la possibilité de voir le travail de l'extraction du sel en empruntant la piste des mines de sel de Guerrero Negro.

Il est bien tard quand nous arrivons à l'entrée des mines et nous craignons de nous perdre pour rejoindre le sanctuaire. Le gardien des lieux nous invite gentiment à bivouaquer à côté de sa guerite et le lendemain nous passerons un moment en sa compagnie à observer le va-et-vient incessant des camions venant chercher l'or blanc.





Nous avions raison de ne pas nous aventurer de nuit sur la piste car nous aurions tôt fait de nous perdre dans ce dédale de marais et de pistes en mauvais état. Et surtout le paysage que nous admirons en route en vaut la peine. Au bout de la piste, nous découvrons un vaste camping très rudimentaire au bord de l'eau avec devant nos yeux ébahis la valses des baleines jaillissant hors de l'eau telles des danseuses aquatiques. 

Mais c'est en mer que le spectacle est grandiose. A bord de notre lancha, nous ne savons plus où tourner la tête tellement elles sont là. Il est recensé près de 480 baleines grises dans le sanctuaire, uniquement des mères et leur petit. Cela saute, souffle, brasse de l'eau tout autour de nous. Nous trouvons même une mère faisant la sieste à la surface de l'eau avec son petit jouant calmement autour d'elle. Le bruit du moteur la réveille et alors que nous la croyons partie, elle revient et commence à se frotter gentiment autour de notre barcasse. Elle sort même de l'eau pour venir chercher des caresses !!! Eh bien, croyez-nous, heureux mais pas fiers les bretons !!!!





​San Ignacio



Viendra ensuite le petit village de San Ignacio au  cœur d'un oasis rafraichissant.  Après les cours, les ados affluent au cyber pour récolter les infos nécessaires à leurs devoirs. Notre ordinateur portable grand écran les intrigue et les plus jeunes enfants viennent timidement faire un petit bonjour à notre famille avec qui nous discutons via Skype. Puis le soir venu, les gens profitent de la fraîcheur de la placette pour se retrouver au petit café et déguster des tacos pendant que les enfants jouent avec leur vélo ou trottinette. On se croirait presque dans un village des Alpes Maritimes, il manque juste le jeu de pétanque ou Marius et Pagnol tapant le carton et se chamaillant !!! 





l'ancienne mission de San Ignacio


​Bahia Concepciõn



Nous avions projeté de faire escale à Santa Rosalia, mais le trop plein de touristes et de monde dans les ruelles ne  nous donne plus envie de nous y arrêter. En fait, nous avons surtout besoin de calme et de détente. Peut-être à tort, on ne le saura jamais, nous continuons notre route à la recherche d'un bivouac sympa permettant de poser notre coquille au bord de l'eau pendant plusieurs jours et de buller. 

La Bahia Concepciõn est incontestablement l'endroit idéal pour cela, à la fois protégée et calme. Certes, nous ne sommes pas seuls mais vivre en petite communauté avec d'autres voyageurs comme nous, n'est pas pour nous déplaire. Notre petit coin de paradis s'appelle Playa Requeson : une lagune en contrebas de la route avec des palapas et des feux de camp, une petite île juste en face où l'on peut aller pêcher et ramasser du bois pour faire griller notre dîner. Que demander de plus ???


vue sur le bivouac depuis l'île

une autre vue depuis l'île

cette fois-ci on y croit !!!
lever de soleil sur la lagune


​Loreto



Depuis que nous sommes en Baja California, nous vivons en douceur certes, mais il y a tout de même certains impératifs, comme les pleins d'eau où encore celui du frigo !!! laissant à regret Playa Requeson, nous partons sur Loreto, prochaine "grande ville" sur la route du sud. beaucoup d'américains et de canadiens ont élu domicile ici. Cela se sent dans les prix à la superette mais aussi dans les cafés !!! Trop de complexes réidentiels avec golf et piscine ont vu le jour et même le RV Park est tenu par des américains !!!

Qu'à cela ne tienne, la ville a su gardé son charme avec son ancienne mission, son allée couverte protégeant du soleil les petites échopes de souvenirs. Nous trouvons une place non loin du front de mer dans une ruelle résidentielle "américaine". Nous profitons de notre passage en ville pour faire les lessives et donner des nouvelles à la famille qui commence à s'inquiéter de notre silence. Seulement voilà le deuxième soir, on aperçoit par la fenêtre du CC des jeunes tentant de nous caillasser !!! Mais bien vite ils calment le jeu en se rendant compte que nous sommes français et non américains !!!! Eh, oui ici on ne les aime pas trop !!! Des fois, il nous arrive de comprendre pourquoi !!! mais nous ne sommes pas là pour polémiquer sur la chose...

Il existe un autre village sur le bord du Pacifique, Puerto Lopez Mateo, en face de l'Isla Magdalena, où il est possible de voir encore une fois les baleines grises. Nous décidons donc d'y faire un détour avant d'aller à La Paz. Arrivé sur place, il n'est pas vraiment possible de voir les cétacés depuis le rivage et nous ne voulons pas repayer pour un nouveau tour en lancha. Après une nuit de bivouac à Ciudad Constituciõn, nous arrivons enfin à La Paz.

Vue sur Isla El carmen
la Sierra de la Giganta


La Paz



En arrivant à La Paz, nous commençons tout de suite par trouver un garage où changer nos pneus qui montrent de grands signes de fatigue. Ayant déjà des pneus Michelin sur le véhicule, nous décidons de nous rendre directement chez le concessionnaire de la marque. Et là commence une journée très "sport" !!! Armés de nos dictionnaires anglais et espagnol, nous tentons de nous faire comprendre et surtout de trouver les bons pneus pouvant supporter la charge du camping-car. Un client fort sympathique commence à discuter avec nous et informe le personnel que nous sommes français et non "gringos". Cela change tout de suite le comportement de tous qui a grands renforts de sourires et de gestes finiront par trouver les pneus qu'il nous faut, mais avec une taille supérieure, ce qui nous arrange car nous aurons ainsi une meilleure garde au sol.

Grâce aux informations d'autres voyageurs (merci Exploracy), nous savons où dormir ce soir, non loin du centre-ville, sur une petie place face à la mer. En nous promenons sur le front de mer en soirée, nous constatons à quel point cette ville est agréable et durant les nombreux jours que nous y passerons, rien ne viendra nous départir de cela, bien au contraire.




vue depuis la mer

le commandant Cousteau

le front de mer
le centre culturel


​El Tecolote


La Paz jouit d'un climat exceptionnel, blottie au coeur d'une baie la protégeant des vents. Tout le long du littoral, on peut trouver des plages pour se baigner, mais où il est interdit de bivouaquer, sauf à El Tecolote à l'extrémité de la pointe de Bahia La Paz, juste en face des Îles Espiritu Santo et Partida. D'après les récits d'autres baroudeurs, l'endroit est magnifique et on peut depuis la plage partir en bateau faire une sortie jusqu'aux Îles et même nager avec les lions de mer. C'est décidé, nos "vacances mexicaines" se passeront là-bas. Le frigo plein à craquer et les réservoir débordant, nous partons nous installer sur la plage. Dès notre arrivée nous sommes accueillis par un jeune couple de bretons, Marion et Stéphane, qui après avoir travaillé plusieurs mois au Canada, ont décidé de visiter les USA et le Mexique. Nous passerons avec eux une excellente soirée avant leur départ le lendemain pour Mazatlan en ferry. 

Nous y faisons aussi la connaissances d'allemands et de canadiens, venus ici chercher le soleil. Toute cette petite communauté passe l'hiver ici en parfaite harmonie, entre baignades et feux de camp. Pas très difficile de lier connaissance et de s'intégrer. Ici on parle un peu toutes les langues et tout le monde se comprend. Il y a Gunter et son épouse qui vont bientôt fêter leur 50 ans de mariage et il y a Ted et Pat avec qui nous allons asser de bons moments. c'est d'ailleurs avec Ted que nous partirons en excursions autour des îles. Une belles journée faite encore d'échanges avec des touristes comme nous non seulement américains, canadiens mais aussi mexicains.




la plage d'El Tecolote

Isla Espiritu Santo
Avec Marion et Stéphane

Avec Ted et Pat
le rocher de Balandra
coucher de soleil sur El Tecolote


​Isla Espiritu Santo et Isla Pardita




La sortie en mer qui va nous emmener autour des îles va durer toute la journée dont nous garderons longtemps le souvenir. Ces deux îles font partie du Patrimoine Mondial de l'Unesco et sont très protégées. Elles abritent une faune incroyable, notamant une colonie de frégates, mais aussi plusieurs colonies de lions de mer qui viennent ici se reproduire. Pendant plusieures heures nous allons en longer les côtes bordées de hautes falaises sculptées par l'érosion. Puis viendra le moment tant attendu où avec masque et tuba, nous irons plonger dans une eau translucide et chaude pour nager avec de jeunes lions de mer et voir de magnifiques poissons multicolores. Viendra ensuite l'heure du pique-nique sur une petite plage paradisiaque. Le retour sera par contre un peu plus mouvementé car le temps ayant viré, la mer deviendra très agitée mais grâce aux compétences de notre capitaine, nous parviendrons trempés certes mais sains et saufs à bon port.






Cette petite balade en mer et surtout le fait de pouvoir faire du "snorkeling" nous a donné envie d'acheter notre propre matériel, tout du moins masque, tuba et palmes. Le plus proche endroit étant sur la promenade à La Paz, nous décidons d'y faire un saut avant de reprendre la route du sud de la péninsule. Et c'est ainsi que commence une superbe amitié !!! Dans le magasin de plongée, nous sommes "accostés" par un grand type au bonnet rouge style Riguidel, Patrice, un français voileux de passage à La Paz. On se salue et... on finit la soirée autour d'une table à parler voyages. Rendez-vous pris le lendemain pour des courses et un repas sur le bateau et cadeau inestimable de notre ami : une sortie en mer pour aller déjeuner en face du rocher de Balandra. Trop dur de se quitter !!! Patrice descend quelques jours vers San Jose del Cabo et nous dans l'autre sens vers Cabo San Luca. Mais promis on se retrouve autour du 13 février à La Paz, pour encore de bons moments ensemble. 



le beau Strider
trop heureux JP !!!
je veille au grain !!!

retour à La Paz au coucher du soleil


​Todos Santos

Petite bourgade sur la côte pacifique, Todos Santos a su garder son authenticité : une place colorée, une ancienne mission et quelques boutiques d'artisanat. Certes nous y retrouvons pas mal de touristes nord américains, mais les gens viennent surtout ici pour faire du surf sur les plages environnantes. Pour notre part après la dégustation de quelques tacos, nous partons nous poser sur la belle plage de San Pedrito.





De cabo San Lucas à San Jose del Cabo




L'extrême sud de la péninsule, ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne nous donnera pas envie de nous y arrêter non plus. Trop de complexes hôteliers et de touristes à notre goût. Ici on vient afficher son argent et son yacht. Impossible de marcher sur le port sans se faire harceler par des vendeurs de breloques en tout genre où des bateaux-taxis pour aller voir les arches dans les rochers : Vraiment pas pour nous !!! San Jose del Cabo est plus calme et nous décidons d'y faire une pause, surtout pour aller voir un réparateur de frigo car depuis La Paz le nôtre a perdu son ammoniac et ne fait plus de froid. Apparemment il n'est pas possible de le recharger car nous ne pouvons trouver que du fréon au Mexique. Un peu septiques, nous décidons de ne pas nous prendre la tête avec ça. Les solutions Mac Giver étant souvent les meilleures, nous aménageons le compartiment froid pour y stocker des blocs de glace, très faciles à trouver partout dans le pays. 




Cabo San Lucas
Cabo San Lucas

San Jose del Cabo


​Le Tropique du Cancer



Nous avions bien vu, sur la carte, l'avoir passé à la hauteur de Todos santos, mais rien ne l'avait indiqué sur la route. En fait le Tropique du Cancer est officiellement signalé par un monument juste à la hauteur de Santiago. Même au Maroc, nous n'étions descendu si bas. 




​Cabo Pulmo



Avant de remonter vers La Paz, nous faisons un détour  à Cabo Pulmo sur la côte est. La route non asphaltée durant près de 20 kms n'est pas facile, mais quelle récompense arrivés au bout. Nous sommes ici dans un Parc National inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Le littoral est protégé afin de sauvegarder la barrière de corail et la faune aquatique. Cabo Pulmo est un petit village écologique ravissant : tri sélectif, panneaux solaires pour alimenter les maisons et les lampadaires, petite station de désalinisation de l'eau de mer et surtout un accueil des plus chaleureux. D'ici, il est possible d'aller une fois encore nager avec les lions de mer, d'admirer les poissons tropicaux et surtout d'approcher les baleines à bosse. Nous saisissons une fois encore l'occasion de faire un tour en mer surtout pour voir ces monstres marins que nous n'avons encore jamais vu de prés. La mer est un peu agitée, mais nous serons toujours sous la protection visuelle des gardes-cotes. Nous devrons juste garder nos gilets de sauvetages durant nos séjours dans l'eau, car il es vite fait d'être pojeté sur les récifs. Cela en aurait géné des plus mordus de la plongée que nous !!!! Mais pour notre part, malgré la gêne occasionnée, cela nous a rassuré. A notre retour la mer a changée et nous nous retrouvons un peu secoués. Il en résultera un bon mal de dos pour Nadine. La piste n'étant pas très bonne, nous décidons de rester un jour de plus sur place afin de récupérer un peu. Et puis nous ne sommes pas si mal ici, la plage est superbe, il fait beau et les gens sont sympas, alors franchement même avec le dos coincé, il y a certainement pire comme situation !!!




gilets de sauvetage obligatoire car la mer est un peu houleuse
l'équipe de Cabo Pulmo Sport Center


N'oubliant pas que nous sommes attendus à La Paz, nous reprenons gentiment la piste. Entre Cabo Pulmo et La Paz, la route longe la mer et de magnifiques plages, certes très "nord-américaine", mais tellement agréables pour des bivouacs et pour la pêche. Los Barriles, La Ventana, El Sargento voient l'hiver affluer tant de trailers américains et canadiens, qu'ici tous les prix affichés en magasin le sont en trois monnaies : US$, Can$ et peso. On s'y perd un peu !!!



Playa Los Suenos

bivouac à Los Barriles
pas très appétissant, ni comestible !!!
Playa El Sargento



Nous voici de retour à La Paz. Avant l'arrivée de notre marin, nous passons tout de suite réserver notre traversée en ferry pour Mazatlan de l'autre côté de la mer de Cortéz. Le rendez-vous est pris pour le lundi 17 février, ce qui nous laisse encore une semaine devant nous pour profiter à fond de cette ville que nous adorons et aussi pour retrouver nos canadiens et allemands à El Tecolote. Les jours passent vite et Patrice arrive accompagné de Martin, un ami allemand. Notre marin a pour projet de rejoindre les Marquises où le retrouvera sa compagne Françoise ainsi que le fils de celle-ci Yannis pour ensuite durant une année naviguer vers et autour des îles de Polynésie. Avant la grande traversée, il reste encore quelques aménagements à effectuer sur Strider et c'est tous ensemble que nous allons nous y atteler en attendant l'arrivée de Françoise et Yannis pour un avant-goût de voyage durant les vacances de Pâques. Nous nous retrouverons ensuite sur la plage de balandra pour un dernier café à bord de Strider avant de reprendre chacun sa route.



Capitaine doudou à la barre 
notre trio de choc 





Après un week-end de repos à El tecolote, nous voilà en route pour une nouvelle aventure. Car si depuis bientôt un mois et demi nous avons franchi la frontière mexicaine, nous ne sommes pas encore complètement dans ce pays, vivant et cotoyant beaucoup de gens venant du nord du continent.

Lundi 17 février, nous nous présentons à l'embarquement à 13h afin de faire enregistrer le camion et surtout subir un contrôle sanitaire approfondi avant de monter sur le ferry et de quitter le port à 18h. La traversée va durer 16h durant lesquelles nous pourrons rester et dormir dans notre coquille. De l'autre côté de la mer de Cortéz, une autre étape de notre voyage au Mexique va commencer. Alors...





​La suite c'est ici : ​​​​​Le Mexique et ses villes coloniales