Le Pantanal Nord




du 17/09 au 23/09/18
7 jours - 1900 km



Nous revoici au Brésil !!! Enfin presque !!! Notre prochaine grande destination ? Le Pantanal Nord !!! En effet, nous avons décidé de rejoindre les missions boliviennes, en passant par le Brésil !!! Surtout, nous avons trop envie d'aller voir la faune de cette région. Jaguars, singes, caïmans, aras et tant d'autres !!! Comment résister ???

Après un passage facile à la douane paraguayenne, nous arrivons tranquillement au poste frontière du Brésil. Nous sommes dimanche et les camions sont tous arrêtés en attendant demain. Super! Nous sommes seuls et il n'y aura pas d'attente !!! Mais voilà, aujourd'hui personne n'est habilité à faire le TIP pour Frankiz, ce précieux sésame qui nous permet de circuler en toute tranquillité dans tous les pays d'AmSud !!!

​Non, non, vous pouvez passer nous répète-t-on !!! Non, non, non, nous voulons notre document, nous obstinons nous à répéter !!! On se souvient trop de nos soucis à la sortie du Paraguay, il y a un an !!! Du coup un jeune douanier, qui lui parle un peu anglais, accepte d'appeler son responsable qui est en congés, pour que non seulement nous puissions attendre le lendemain pour passer la douane et aussi pour que nous puissions dormir sur le parking.






Et c'est ainsi que nous passons la nuit, sortis du Paraguay mais pas encore officiellement entrés au Brésil. Toute la nuit il tombe des cordes et nous sommes bien contents d'être sur un parking asphalté et avec la wifi en plus !!! Lundi, après un bon petit déjeuner, nous procédons aux formalités afin de pouvoir prendre la route. Et c'est parti pour plusieurs jours à avaler les kms afin de rejoindre le Pantanal Nord.





La route est longue et monotone et demande surtout beaucoup d'attention avec tous ces camions qui y circulent. Durant ces  3 jours, nous allons vivre comme des routiers !!! Nous nous arrêtons dans les stations-services pour y manger et pour y dormir. Pas question avec la chaleur qui avoisine les 35° de cuisiner dans Frankiz !!! Nous optons pour les cafétérias dans les petites stations qui offrent pour 5€/pers un menu buffet et asado. Et le soir nous bivouaquons dans de grandes stations qui elles, offrent le grand confort : cafétéria, douches souvent gratuites, laverie, salon tv et internet, boutique, et même un barbier, le tout sous haute surveillance toute la nuit !!!






Et enfin, mercredi 19/09, après près de 1400 km et fait une halte "courses" à Cuiaba, nous arrivons aux portes du Pantanal Nord. Déjà ici, nous pouvons observer quelques oiseaux, ceux même que nous avions vus aux chutes d'Iguaçu. Nous sommes en fin de journée et ici la nuit tombe vite ; nous choisissons la prudence et décidons de nous arrêter au camping pousada Portal del Paraiso, un petit havre de paix bien mérité. Ce n'est pas le grand luxe mais il y a tout de même une piscine, des sanitaires décents et un quincho. Et surtout il y a la nature tout autour dont nous allons nous régaler !!!

Le Pantanal est sans aucun doute la réserve la plus belle du Brésil. C'est ici que l'on peut observer toucans, aras, ibis, capibaras, caïmans et jaguars, mais aussi le tuiuiu, ou Jabiru d'Amérique, qui d'ailleurs est l'oiseau symbole du parc.



Et au réveil le spectacle continue !!! Autour de la piscine un iguane se prélasse, les tiuiuius volent au-dessus de nos têtes et cerise sur le gâteau, nous découvrons une famille de singes dans les arbres à l'entrée de la pousada !!! Mais c'est surtout pour les jaguars que nous sommes venus ici. Nous savons qu'il existe une pousada, la Jaguar Ecologica, qui organise des tours sur le fleuve Paraguay, pour pouvoir les observer. Nous quittons donc notre petit paradis, avec bel et bien l'intention de nous y arrêter au retour.





​Depuis Poconé, la Transpantaneira, une piste de terre longue de 149 km, traverse les plaines et les marais du Pantanal, pour relier la ville de Porto Joffre. Elle offre de superbes paysages mais apporte aussi de belles frayeurs au franchissement des 126 ponts qui surplombent les marais et rios, dont certains sont encore en planches de bois plus qu'incertaines !!! D'ailleurs plusieurs de ces ponts sont en cours de restauration et même inexistants avec une déviation. Heureusement, nous sommes encore à la saison sèche, et tout se passe bien.






​Cela sera aussi pour nous l'occasion d'enfin pouvoir observer le fameux tuiuiu !!! Outre les voir en vol, nous verrons deux énormes nids avec des petits qui sont déjà bien imposants. Nous aurons aussi la chance de voir des cerfs des marais seuls ou en couples, sans oublier les caïmans se prélassant dans les marais.

Le tuiuiu ou Jabiru d’Amérique est une grande cigogne et probablement le plus grand oiseau volant d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud. L’adulte a le plumage blanc sur le corps. La tête et le cou sont nus et noirs, excepté une large bande rouge autour de la base du cou. La nuque présente quelques courtes plumes blanchâtres semblables à du duvet. Le bec massif est recourbé vers le haut et tout noir. Les yeux sont brun foncé. Les longues pattes et les doigts sont noirs.

L’immature est plutôt gris brunâtre, et devient blanc petit à petit au fur et à mesure de sa croissance. Le poussin est couvert de duvet blanc, et présente un collier noir à la base du cou. Le bec est noir également.





Le Jabiru d’Amérique fréquente les zones humides comme les grands marais d’eau douce, les rizières, les zones boisées marécageuses, les savanes avec des étangs, les lagunes, les bords des fleuves et des lacs avec des arbres clairsemés, les estuaires et les régions inondées. 

Pendant la saison sèche, on le trouve dans les mares peu profondes où il n’y a aucune végétation, mais pendant la saison humide, il fréquente plutôt les eaux plus profondes des zones inondées. 




Le Jabiru d’Amérique vit dans les zones humides et se nourrit principalement de proies aquatiques comme le poisson, et surtout les anguilles, les mollusques et les amphibiens, mais aussi les jeunes caïmans et tortues, et les serpents. Il capture aussi des insectes.




une spatule

​Le cerf des marais

​et encore les tuiuius !!!


Il nous faudra une journée pour parcourir les 90 kms qui nous sépare du Jaguar Eco-Lodge. Non que la route soit mauvaise, mais il y a tant d'animaux à observer que nous nous arrêtons à chaque occasion pour les photographier. Nous sommes tout de même bien contents d'y arriver, car il fait très chaud.  La sortie pour aller observer les jaguars sera pour le lendemain. En soirée le temps change et tourne à l'orage, nous laissant penser que la sortie sera annulée. Mais nous allons découvrir ici que le temps change très vite ; et si au matin le ciel est brumeux, il se dégage rapidement et la chaleur arrive comme une chape de plomb. Le matin nous nous réveillons tôt avec un petit 25° et dès 8h il fait déjà 30° ! Alors autant vous dire qu'à midi les 37 à 38° nous mettent en eau !!!





​Réveillés à 5h30, nous voici donc prêts à 7h pour notre grand rendez-vous ! À 7h30, nous prenons la route de Porto Jofre, d'où nous devons embarquer sur une lancha pour sillonner les rios, dans l'espoir de voir des jaguars, mais aussi des loutres géantes, des capybaras et des caïmans yacare.

​Outre le patron de l'eco-lodge qui sera notre guide, feront aussi partie de l'expédition, un couple d'anglais et un texan, guide volontaire. Pendant que les jeunes anglais prennent place à l'arrière du pick-up, pour notre part, nous nous installons à l'extérieur sur des banquettes fixées dans la benne. Autant vous dire que cela va secouer et que nous allons manger de la poussière !!! Mais quelle vue !!! Et quelle façon originale de franchir les ponts de bois qui deviennent de plus en plus "typiques" !!!

Quant à la route, elle devient plus chaotique et étroite qu'au début surtout sur les 15 derniers kilomètres. Notre balade en lancha va durer toute la journée. Nous allons commencer par remonter le Rio Cuìaba, puis le Rio Piquiri et ce sera ensuite l'incursion dans des canaux plus petits. 






Le capybara, également appelé cabiai, est le plus gros rongeur du monde. Son pelage est constitué de poils courts, durs de couleur brune, virant au jaunâtre sur la partie ventrale. Sa silhouette est lourde et son corps est massif. Ses pattes courtes sont palmées et les membres postérieurs sont plus longs que les antérieurs. Les pieds ont quatre doigts à l'avant et trois à l'arrière munis de griffes courtes. Il ne possède pas de queue. L'animal possède un squelette robuste qui lui sert à supporter une forte masse graisseuse. Celle-ci lui sert de protection thermique dans l'eau, et lui permet de gagner en flottabilité car c'est un animal parfaitement adapté à la vie semi-aquatique.







Le caïman yacare, comme l'alligator, appartient à la famille des Alligatoridae. Pour ne pas confondre le caïman des crocodiles, alligators et gavials, il faut savoir que certains détails les différencient distinctement. Le caïman est de couleur plus sombre voire souvent presque noire. Les yeux sont bruns et placés en avant. La tête est plus large et plus courte et en forme de U alors que chez le crocodile elle est en forme de V. 

La plupart des espèces de caïmans sont plus petites que les autres crocodiliens. Leur taille varie entre 1,5 et 2,5 m pour les mâles et environ 1,5 m pour les femelles. Seul le caïman noir de Guyane dépasse les 5 m. Le corps du caïman est recouvert d'écailles et les yeux ainsi que les narines sont placés sur le dessus de la tête permettant à l'animal de respirer et voir alors que son corps est immergé dans l'eau. Les yeux sont protégés sous l'eau par une troisième paupière. Les dents du caïman sont pointues et repoussent si elles venaient à tomber. Contrairement au crocodile, sa denture lui permet de broyer les os.






C'est un prédateur opportuniste qui se nourrit de tout ce qu'il peut chasser. Les jeunes mangent des invertébrés aquatiques tels que des insectes, des mollusques et des crustacés. Lorsqu'ils grandissent, la variété des proies se diversifie. Le régime alimentaire inclut alors plus de vertébrés. Les poissons, les amphibiens, les reptiles et les oiseaux aquatiques composent alors leur principale nourriture. Les plus grands spécimens peuvent également s'attaquer à de petits mammifères. Pendant la saison sèche, le caïman est capable de ne rien manger pendant de longues périodes. Lorsque ces conditions extrêmes se présentent, le cannibalisme n'est pas rare.






La loutre géante du Brésil est la plus grande espèce de loutre. Un mâle peut mesurer de 1,5 à 1,8 m de long pour un poids allant de 26 à 32 kg. Une femelle mesure généralement de 1,5 à 1,7 m de long pour un poids de 22 à 26 kg. Il est difficile de faire la distinction entre mâles et la femelle parce qu'il n'y a pas de différence fondamentale dans leur aspect et leur taille. La loutre géante forme avec le jaguar, l'anaconda, le caïman, le puma et l'aigle féroce, le groupe des grands prédateurs d'Amérique du Sud.






​Elle est parée d'une fourrure couleur fauve à brun rougeâtre semblable à du velours étant composée principalement de poils courts imperméables avec très peu de duvet. La gorge et la poitrine sont habituellement marquées avec des taches irrégulières de couleur crème. Le museau, les lèvres et le menton sont souvent tachetés de blanc.

Ses jambes courtes avec de grosses pattes palmées et sa la queue en forme d'aile, lui permettent de se déplacer rapidement dans l'eau. Le mouvement de la proie est détecté par ses yeux sensibles et ses grandes moustaches.






​C'est un mammifère piscivore se nourrissant principalement de poissons tels que les piranhas. Elle chasse pendant la journée, habituellement le long des berges des rivières et des lacs. La chasse se fait essentiellement par la vision, mais l'ouïe, l'odorat et le toucher sont également bien adaptés pour l'eau trouble. Lorsque l'abondance des poissons est faible, la loutre géante se nourrit alors de petits serpents et de caïmans de petite taille. Pour survivre, elle mange entre 6 et 9 kg de nourriture par jour.






Bien que nous ayons pu les observer pêcher à deux reprises, nous n'avons pas eu la chance de voir la totalité de leur corps. En tout cas, la violence de la pêche est assez impressionnante et cet animal ne donne pas trop envie d'aller les approcher de plus près !!!






Mais soudain le rêve devient réalité !!! Nous arrivons dans une zone où sont arrêtés plusieurs lanchas comme la nôtre. Que se passe-t-il ? Notre guide coupe le moteur et vient se poser sur une touffe d'herbe au milieu du fleuve. Chut !!!! Ils sont là !!! Où ??? On ne voit rien !!! Si là dans les feuillages au bord de la rive, un mâle et une femelle apparemment en pleine parade nuptiale !!!






Edouardo nous explique que l'on va attendre car il fait très chaud - ça, on le sait et surtout en le sent !!! - et forcément les félins vont devoir sortir pour venir s'abreuver. Et bien, ils sont plus résistants que nous car ils mettrons un sacré moment à bouger. Le mâle nous fera même l'affront de venir boire, caché par les branchages. Au moindre mouvement, les appareils bombardent, le mode rafale crépite sans pour autant déranger nos peluches !!! Par contre chacun trouve un semblant de solution pour se protéger du soleil cuisant. Nous allons rester ainsi deux longues heures sans protection solaire !!! Faut vraiment être fous !!!




​​tout est bon pour obtenir un peu de fraîcheur !!!



​Puis, enfin la femelle sort de l'ombre et commence sa parade amoureuse sans au début beaucoup de succès. Quelle idée de vouloir se trémousser quand il fait si chaud !!! Mais bon, l'appel de la nature finit par opérer et Monsieur daignera sortir et nous agréer de sa présence. Et tout est bien qui finit bien : "ils se marièrent et eurent plein d'enfants !!!" bon là c'est du voyeurisme et nos tourtereaux sont pudiques et le temps de la bagatelle, ils iront se cacher pour ensuite venir nous montrer leur satisfaction. Ah !!!! Les belles choses de la vie !!!






Le jaguar est un puissant félin et le plus grand chat vivant en Amérique. Il est le seul représentant du genre Panthera sur ce continent. Son pelage est jaune, parsemé de rosettes noires tachetées en leur centre et chaque individu a sa propre identité. Un vaste projet est en cours dans le Pantanal afin de tous les répertorier. Tout comme le tigre, sa fourrure s’éclaircit au niveau la face interne des membres, du ventre, de la gorge et des joues.

On trouve ici les plus grands jaguars. Haut de 68 à 76 cm au garrot, il mesure entre 1,12 et 1,85 m de long (sans la queue, comprise entre 45 et 75 cm. Leur poids moyen est d’environ 100 kg pour les mâles et de 76 kg pour les femelles. Les plus petits vivent au Honduras avec un poids moyen de 57 kg pour les mâles et de 42 kg pour les femelles. En général, les jaguars que l’on trouve dans les forêts denses sont plus petits que ceux trouvés dans des habitats plus ouverts, sans doute parce que la densité des proies (grands ongulés) est plus grande dans les habitats ouverts.





​Le jaguar préfère les forêts denses, les forêts tropicales humides, mais on le trouve également dans les fourrés de roseaux, les forêts côtières et les marais. C’est un excellent nageur et son habitat se trouve généralement près de points d’eau tels que les cours d’eau lents, les lagunes, les rivières et les marécages.

C'est un félin principalement carnivore. Chasseur solitaire et principalement nocturne, il se nourrit d’ongulés divers, tels que les tapirs, les pécaris et les cerfs. Il lui arrive aussi de chasser de gros rongeurs et des tatous ainsi que des serpents porcs-épics, capybaras et oiseaux de grande taille. C'est aussi un excellent pêcheur quivn’hésite pas à attraper du poisson à l’aide de sa patte avant, ou de s’attaquer à plus gros, comme la tortue, voire le caïman.

Il attaque ses proies par surprise à partir d’un endroit caché. Il étouffe sa victime par une morsure à la gorge ou encore la tue instantanément en perçant l’arrière du crâne avec ses canines. Ses mâchoires puissantes lui permettent de percer la peau des reptiles et des carapaces de tortues. Une fois la victime vaincue, elle est trainée dans un endroit isolé pour être mangée.

Le jaguar atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 3 ou 4 ans. Habitant des zones tropicales, le jaguar n’a donc pas de saison des amours précise. La naissance, cependant, a le plus souvent lieu lors de la saison des pluies. Les mâles reconnaissent immédiatement l’odeur de l’urine de la femelle, lorsque celle-ci est en chaleur. Toutefois, on n’a encore jamais observé d’affronts de mâles pour une femelle. L’accouplement est lui, par contre, très brutal.






La chaleur finit par avoir raison de nous et nous partons nous poser un peu plus loin à l'ombrre sur la berge. Même les caïmans ne bougent plus !!! Nous allons encore sillonner durant le reste de l'après-midi les différents canaux dans l'espoir de revoir nos gros matous. Mais le temps est changeant et on nous apprenons que dans ces moments-là les animaux ne se montrent pas beaucoup. Encore un petit tour du côté des loutres et nous reprendrons le chemin du retour.

C'est épuisé, cuits et heureux que nous retrouvons notre coquille. Une douche, un repas au restaurant de l'écolo-lodge et on se glisse sous les draps !!! Demain nous reprenons la route. Mais on n'en n'a pas encore finit avec ce Pantanal, car nous allons redescendre une vingtaine de kilomètre vers Porto Jofre dans l'espoir d'y croiser le Grand Duc d'Amérique.

En effet une famille avec trois juvéniles a élu domicile dans le seul bosquet qui se trouve au bord de la route. Là encore c'est un grand moment. Tout d'abord, nous avons beau nous tordre le coup à nous en déboiter les vertèbres, rien on ne voit strictement rien !!! Grrr !!! Nous aurait-on menti ??? mais le minibus d'un tour opérateur s'arrête et le guide nous invite à nous joindre à eux pour nous montrer les petits accablés de chaleur, qui nous observent du haut de leur arbres. 


Nous apprenons que les parents ont volontairement laissé les petits afin de leur apprendre l'autonomie. Mais franchement quel ado oserait bouger par une telle chaleur !!!





Le grand-duc d'Amérique présente de longues aigrettes érectiles qui en font le rapace nocturne le plus remarquable des Amériques. Cet oiseau possède également de grands yeux jaunes et des serres emplumées particulièrement fortes. La femelle est plus grande que son partenaire, ceci est particulièrement visible au niveau du poids et de l'envergure. La coloration du plumage varie du gris clair au brun noirâtre. Chez les juvéniles, le plumage de transition entre le duvet et le plumage adulte, est plus clair. Les plumes sont plus duveteuses.






Il fréquente les paysages semi-ouverts pourvus de bosquets d'arbres. Il apprécie aussi les zones boisées clairsemées, les broussailles ainsi que les endroits rocheux qui sont parsemés de bois et de buissons. En certaines occasions, on peut l'observer dans les semi-déserts rocailleux pourvus d'arbustes et de cactus. Dans certaines régions, il grimpe jusqu'à 4 000 mètres et même plus. Par contre, ces puissants rapaces nocturnes évitent les forêts primaires denses et les forêts pluviales (ce qui correspond au noyau central de l'Amazone).




Les grands-ducs d'Amérique consomment des mammifères dont la taille est un peu plus petite que celle des lapins. Ils chassent aussi des oiseaux de la taille des canards, des oies, des hérons et des oiseaux de proie de moyenne dimension, parfois même d'autres prédateurs de la famille des strigidés. Ils apprécient aussi, les reptiles, les grenouilles, les araignées et les gros insectes. 

Ils chassent particulièrement dans les milieux ouverts ou semi-ouverts, à la lisière des forêts ou dans les clairières et généralement à partir d'une perche d'où ils peuvent plonger vers le bas. Ils peuvent détecter des proies dans les airs et se laisser tomber pour les attraper. Ces grands-ducs achèvent leur victime en utilisant leurs serres puissantes et en les frappant plusieurs fois à la tête avec leur bec. 

La proie est déplacée à un autre endroit pour être ingurgitée. Les proies qui sont en supplément sont stockées dans une cachette située à l'intérieur du territoire.




Nous laissons nos jouvenceaux à leur apprentissage de la vie et reprenons la route du retour vers Poconé. Bien sûr cela se fait à la vitesse d'un escargot ! Nous ferons une pause empanadas dans l'unique troquet qui se trouve sur la Transpantaneira. Nous pourrons enfin observer la Cigogne Maguari et le Tantale d'Amérique.

Ils sont tous deux sont carnivores, et leur nourriture typique comprend des petits poissons, des grenouilles, des insectes et des petits rongeurs, mais selon l’espèce, la taille et les proies changent.  

Le Tantale d’Amérique peut capturer des salamandres, des petits serpents et même des jeunes caïmans. Ces espèces se nourrissent habituellement dans des eaux boueuses peu profondes en déplaçant leur bec immergé d’un côté à l’autre et en marchant lentement. Les parties sensibles de l’extrémité du bec permettent à l’oiseau de capturer la proie dès qu’il est en contact avec elle.




Le Tantale d'Amérique

La Cigogne Maguari

Le Héron tigré rufescens ou Onoré



Le héron tigre rufescens est un héron de taille moyenne, mesurant de 66 à 76 cm  de long et pesant entre 630 et 980 g. Les sexes sont pareillement plumés. L'oiseau juvénile est globalement rouille-chamoisé, grossièrement barré de noir; le chamois et la bande noire sur ses ailes sont particulièrement prononcés. Sa gorge, sa poitrine et son ventre sont blancs. Il faut environ cinq ans pour acquérir le plumage adulte.






Son alimentation est en grande partie faite de poissons, de crustacés, de coléoptères et de larves de libellules. Il prend également des libellules adultes et des sauterelles. Il chasse généralement seul, debout dans des étangs peu profonds ou des zones humides de forêt en attendant ses proies. 




​Un héron tigré juvénile




A force de traîner, nous arrivons à la nuit devant la Pousada Portal de Paraiso et un énorme taureau nous dissuade d'aller jusqu'à la maison de nos hôtes !!! Du coup, nous poussons 1 km plus loin et demandons l'autorisation de bivouaquer à l'entrée du Parc. Douche fraîche, chaises et même morceaux de poulet grillé nous seront offert en plus de l'hospitalité !!! 






Ces trois jours de balade nous ont épuisés et nous décidons de retourner quelques jours à la pousada. Les patrons nous ont vu le matin sur le parking de l'entrée du Parc et sont vraiment désolés de ne pas nous avoir reçu la veille. Pas bien grave !!! Nous revoilà et pendant deux jours nous allons profiter de la piscine des animaux qui nous entoure et aussi des talents de cuisinière de la maîtresse de maison. Quoi de mieux pour finir ce court passage au Brésil !!!



​Notre terrasse !!!

​Nos plus proches voisins !!!




Ainsi se termine notre balade au Brésil. Mais ce n'est qu'une parenthèse, car nous avons bien l'intention d'y revenir avant de quitter le continent. Nous avalons les kilomètres pour rejoindre d'abord Cacerés pour y faire les formalités de sortie pour nous qui se font au poste de la Police Fédérale. Puis, nous rejoignons la frontière pour cette fois-ci rendre le TIP de Frankiz. Nous sommes reçus à la douane par un officier qui parle parfaitement le français, pour avoir vécu 4 ans à Montpellier. Quelle chance pour nous, cela facilite grandement les choses pour nous qui ne parlons pas le portugais et nous abuserons même de sa gentillesse pour faire toutes les photocopies de nos documents nécessaires à notre passage côté Bolivie.





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