LE PORTUGAL








DU 22/03 AU 02/04/2012
12 JOURS - 1320 kms











Le Portugal est un pays d'Europe du Sud

Superficie : 88'944 km² (92'152m2 avec Madère et les Açores)
Habitants : 10'699 000 Millions
Capitale : Lisbonne (autre ville principale Porto)
Langue officielle : le portugais
Monnaie : l'Euro

Le Portugal est une république au régime démocratique parlementaire.


Nous entrons au Portugal à Rosal de la Frontera le 22 mars 2012. C'est un beau jour car celui de l'anniversaire de JP.

Le nom du Portugal provient d'une petite ville du nord, Portucale (la ville primitive qui donna lieu à Porto), autour de laquelle se forma le comté qui donnerait lieu à la nation portugaise de nos jours. Sur les franges nord et est, une frontière de presque 1300kms sépare la République du Portugal de son seul voisin, l'Espagne. C'est une terre de navigateurs et d'aventuriers qui partirent de tout temps à la conquête et la découverte du monde. Citons entre autres Vasco de Gama, Christophe Colomb, Bartolomeu Diaz et bien d'autres. Sans oublier le célèbre Fernao de Magalhaes plus connu sous le nom de Magellan dont un des navires boucle le premier tour du monde en 1522.


L'architecture portugaise se caractérise par les "azulejos" brillants et colorés qui décorent les façades de bien des bâtiments, ainsi que l'intérieur des monuments religieux. Cette tradition remonte à l'époque de la présence arabe, au Moyen-Age. Dans la plupart des villes et villages, nous pouvons aussi admirer les fameux "empedrados", ces petits pavés de calcaire blanc et de basalte noir, qui compose au sol une véritable marqueterie de pierre représentant des symboles historiques, des figures marines, des armes de la villes... On les retrouve sur les places, les pas-de-porte, les trottoirs ou les belvédères. Ils sont très souvent le complément horizontal des azulejos.

Le Portugal est aussi très riche par sa littérature contemporaine avec José Saramago, prix nobel en 1998 ; ses poètes du Moyen-Age à nos jours comme Fernando Pessoa considéré aujourd'hui comme le plus grand poète portugais depuis la Renaissance ; ses romanciers historiens comme le très célèbre et vénéré Alexandre Herculano dont le tombeau se trouve au Monastère des Hieronymites à Lisbonne.

C'est surtout par sa musique avec son Fado, chant nostalgique de marins et de femmes portugaises que le Portugal est reconnu. Le Fado acquiert sa popularité en 1820 grâce à la chanteuse Maria Severa. Mais c'est ensuite, Amalia Rodrigues qui lui conférera une gloire internationale. Il devient alors le symbole du Portugal et de sa saudade.



​Nous commençons notre périple portugais par la région de l'Alentejo qui signifie "au delà du Tage" (Além Tejo). C'est une des plus belles région du Portugal qui couvre près d'un tiers de la superficie du pays. C'est aussi le grenier à blé du Pays, et le domaine du chêne-liège et de l'olivier. Traditionnellement, on y trouve de grandes propriétés avec des domaines immenses s'étendant autour du "monte", grosse ferme blanchie à la chaux, isolée sur une butte, où habite le propriétaire; les autres habitants se regroupant dans des villages aux maisons basses. La végétation naturelle y est presque inexistante : "en Alentejo, il n'y a pas d'ombre".


BEJA



C'est la capitale du Bas-Alentejo, et une place agricole majeure. Elle domine la Planicie Dourada (la Plaine Dorée). C'est une petite ville où il fait bon déambuler dans ses ruelles aux couleurs un peu passées. Dans le monde des lettres, Beja est depuis trois siècles, la ville de la religieuse portugaise Mariana Alcoforado. Entrée au couvent sur la décision de ses parents, elle s'éprit d'un jeune officier de la marine française, le comte de Chamilly, qui partit faire campagne en 1661 contre les Espagnols en Alentejo et ne revint qu'en 1668. Les lettres d'amour de la religieuse paraissent en 1669 en France. Elles enflamment le public et connaissent un grand succès. Hélas, c'était des faux. Elles avaient été écrites par le secrétaire de Louis XIV. Mais la légende des écrits perdura jusqu'au milieu du XXe siècle.


Antigo convento da Conceição



Nous poursuivons notre route jusqu'en Algarve, la région la plus au sud du Portugal. Son nom vient de l'arabe "El Ghard" qui signifie "ouest". C'est la contrée la plus occidentale des territoires conquis par les Arabes. Cette région est séparée de l'Alentejo par des collines. On y cultive le riz, le coton et la canne à sucre. C'est aussi le paradis des figuiers, caroubiers, amandiers et orangers.

Ces côtes sont réputées comme étant les plus hautes du Portugal avec des falaises avoisinant les 100m de hauteur. Même baignée par l'Atlantique, l'Algarve bénéficie d'un climat méditerranéen qui lui permet de connaître un immense succès touristique au détriment des petits ports de pêche qui sont devenus d'importantes stations balnéaires comme Lagos, Faro et Portimão.


 LES ARCHES DE PONTA DE PIEDADE



​Avant de rejoindre les formations rocheuses de Ponta da Piedade, nous faisons une petite halte à Lagos. Malgré son affluence touristique, cette ville a su garder son charme et son caractère. Au temps des grandes découvertes, Lagos était un port important d'où partirent la plupart des expéditions africaines. Aujourd'hui, elle reste un agréable port de plaisance, où sa marina accueille les plaisanciers en escale.




Le site de Ponta da Piedade est à la hauteur de ce que l'on nous en avait dit. Le rouge et ocre des falaises sculptées par l'océan , où se forment des grottes marines, rivalise de beauté avec le vert de l'eau limpide. Derrière le phare, le soleil couchant nous offre un magnifique panorama sur le Cap Saint-Vincent.


 LE CAP SAINT-VINCENT

Le soleil couchant étant si beau sur le Cap, c'est tout naturellement que nous partons pour bivouaquer au point le plus au sud de l'Europe. Certes le paysage est magnifique, mais notre nuit sera des plus agitées avec des vents violents qui secoueront notre pauvre Nono dans tous les sens.
Le Cap Saint-Vincent domine l'océan de 75 m. L'ancienne forteresse qui occupe la pointe a été transformée en phare. Son rayon lumineux porte à 90 km.
Son nom actuel vient d'une légende : le vaisseau contenant le corps de Saint Vincent, martyrisé à Valence au IVe siècle, serait venu s'échouer ici. Il y serait resté pendant des siècles avant de reprendre sa route pour Lisbonne qu'il aurait atteinte en 1173.


​Pendant plusieurs jours, nous allons remonter toujours plus vers le nord en suivant le littoral jusqu'à la Pointe de Tròia. De l'Algarve, nous allons donc repasser en Alentejo. Dans cette région les paysages sont variés. Les plages de dunes succèdent aux hautes falaises où nichent des cigognes. Nous ne résisterons pas à la beauté de la Lagune Saint-André et au spectacle du déferlement des vagues. La lagune se vide ou se remplit aux rythmes des marées et offre à chaque fois un paysage différent. La hauteur et la force des rouleaux pourraient faire rêver bien des surfeurs.





​Nous profitons du calme et de la beauté des lieux, pour nous poser quelques jours. De plus l'endroit bénéficie d'un point d'eau potable au bord de la plage. Tiens donc!!!!! et si on s'offrait une petite journée corvée!!! Ce sera donc lessive pour Madame et nettoyage extérieur de Nono pour Monsieur!!! Et tout cela dans la joie et la bonne humeur. Nous allons aussi y revoir des camping-caristes de la région bordelaise que nous avions croisés à Marrakech et qui remontent en France via le Portugal. Comme quoi le Monde n'est pas si grand que cela.





Après cette petite pause bien sympathique nous décidons de rejoindre Lisbonne en passant par la péninsule de Tròia et de prendre le ferry qui fait la navette Tròia-Setùbal. La péninsule est en fait une large bande de dunes de 17km, boisée de sapins et de mimosas, qui barre l'estuaire du Sado. Au delà s'ouvre la réserve naturelle de l'estuaire, avec ses marais salants et ses pinèdes où nichent flamants roses, hérons, cigognes et bien d'autres espèces encore. La lagune accueille aussi plusieurs familles de dauphins.



La traversée est relativement rapide et surtout permet de faire beaucoup moins de kilomètres pour rejoindre la région de La Vale do Tejo. De plus nous avons ainsi une belle vue de Setubal dans son ensemble. Setùbal est le troisième port du Portugal après Lisbonne et Leixões. Il comprend un port de pêche de sardines, un port de plaisance et un port de commerce. Mais la ville s'est aussi développée dans les secteurs de l'automobile, de l'industrie chimique, des conserveries de poisson, et l'exploitation des marais salants et des produits agricoles de la région.





​Au sud de la péninsule de Setùbal, La Serra da Arràbida s'étend du Cap Espichel à Palmela sur la Costa Azul. Cette petite chaîne de montagnes attire bon nombre de Lisboètes en quête de nature. Le versant sud de la serra abrite des paysages très contrastés allant des plages cachées dans les criques aux falaises calcaires aux couleurs blanche ou ocre.




Formant la pointe sud de la serra, le Cap Espichel a des airs de bout du monde. Non loin du phare, une place immense totalement vide est entourée de bâtiments à arcades, érigés au 18e siècle par des pèlerins. Au bout de la place se dresse le sanctuaire de Notre-dame-du-Cap. Derrière le sanctuaire, la falaise domine l'Océan avec un à-pic de plus de 100m. On y découvre la chapelle de la Mémoire, datant de la fin du 15e siècle et renfermant un ensemble d'azulejos. A côté de la place, se trouve la "salle d'eau" et l'aqueduc, qui servait à alimenter le site en eau potable. Aujourd'hui les chambres d'hôtes de chaque côté des galeries ont été murées pour des raisons de sécurité car le site est en état d'abandon très avancé et seul l'église du sanctuaire sert encore pour les offices religieux.


le sanctuaire et les chambres des pélerins
la chapelle de la mémoire
la salle d'eau



Nous sommes dimanche et il n'est pas question d'aller s'installer à Lisbonne un tel jour. Nous préférons donc finir la journée dans le calme et pour cela nous partons bivouaquer à Seixal sur les bords du Tage, juste en face de la capitale. Demain est un autre jour!!!



LISBONNE


Lisbonne est le symbole du dynamisme national. Longtemps asphyxiée par la dictature, elle est aujourd'hui sortie de sa léthargie. Avec son agglomération comptant près de 3 millions d'habitants, elle exerce sa suprématie culturelle, politique et économique sur le restant du pays. Ville d'échanges, de brassage des cultures, capitale prestigieuse, elle sait pourtant conserver sa vie de quartiers et sa nonchalance. C'est aussi la ville du fado et de sa "saudade".

C'est surtout le port d'attache des grands navigateurs, tel Vasco de Gama dont le tombeau se trouve dans l'Eglise Santa Maria du Monastère des Hiéronymites et qui a aussi donné son nom à un des deux ponts et à une tour du Parcs des Nations. Citons aussi le Pradão Dos Descobrimentos, ensemble architectural imposant, érigé en 1960 pour commémorer le 500ième anniversaire de la mort de Henrique le Navigateur. Ce monument, représentant la proue d'un bâteau, est dédié aux découvertes maritimes ainsi qu'aux entreprises de navigation qui ont fait le succès du Portugal. En accédant à sa terrasse, on peut admirer la grande boussole ainsi que le Tage et le Monastère, et la Tour de Belem.


 le Pradão Dos Descobrimentos
le Tage et le Pont du 25 avril

la rose des vents et le monastère
la Tour de Belem


la Tour de Belem



A la fois fluviale et océanique, "Lisboa" est construite dans le renfoncement de l'estuaire du Tage. Située sur une zone d'importante activité sismique, la ville subit depuis toujours des tremblements de terre. Mais le 1er novembre 1755, à l'heure de la grand-messe de la Toussaint, un séisme très destructeur, suivi d'un raz-de-marée, anéantit Lisbonne aux deux-tiers et fait 15'000 victimes. La ville basse est entièrement dévastée. Elle sera reconstruite par le Marquis de Pombal.

Depuis les années 1980 et surtout l'entrée du Portugal dans l'UE, la ville se modernise. Mais c'est surtout l'Exposition universelle de 1998 qui permettra la modernisation des transports et l'aménagement de la rive nord du Tage. C'est aussi une ville métisse et bigarrée avec ses rapatriés d'Afrique lusophone, Cap-Verdiens, Brésiliens, Indiens de Goa... Les Lisboètes portent le curieux surnom d'alfacinhas qui veut dire "petites laitues". Dans les quartiers populaires les générations se mêlent. Les ménagères discutent sur le pas de leur porte et le linge sèche aux fenêtres.




Lisbonne s'étage sur sept collines offrant ainsi des vues dégagées. Les constructions ne dépassent rarement quelques étages et de partout on peut ainsi voir le ciel sans lever la tête. Et il n'est pas rare de trouver dans chaque petits quartiers, une petite place ombragée ou un parc. Deux grands ponts permettent de traverser le Tage et ainsi rejoindre les deux rives de l'estuaire : le Pont Vasco de Gama qui fait 18km de long et qui se situe le plus à l'est, et le Pont du 25 avril, baptisé ainsi en hommage à la "révolution des oeillets" du 25 avril 1974, long de 2278m, à la fois routier et ferroviaire, qui se trouve à la hauteur du quartier de Belem. Nous aurons la chance de voir arriver le Queen Victoria dans l'estuaire, au petit matin. Quel agréable surprise de le voir passer devant nous. Il avait dû attendre la marée basse pour pouvoir passer sous le Pont du 25 avril.


le Pont du 25 avril
le Pont vasco de Gama



Lisbonne se divise en plusieurs quartiers : La Baixa (ville basse) au bord du Tage, traditionnellement commerçant et point névralgique de la ville ; le Bairro Alto populaire le jour et branché la nuit situé sur la colline São Roque ; le Chiado, sur la colline de gauche, commerçant, chic et intellectuel ;les Madragoa, Estrala et Lapa, plus à l'ouest, résidentiels et vallonnés ; l'Alfama, Mouraria et Graça, sur la colline de droite, dominés par le Château São Jorge, médiévaux aux rues pentues et sinueuses ; le port et le Tage avec le symbolique Belem et son art manuélin et le Parc des Nations, site de l'Exposition universelle.

Lisbonne est toute en nuance. La lumière d'été y est si intense que la ville a adopté des tons pastel pour colorer ses façades. Certains quartiers, au charme provincial, donne une impression de décadence rétro avec ses petits tramways colorés et grinçants. Il y règne une atmosphère indolente, et une sorte de douceur de vivre qui correspond bien à la saudade, cette mélancolie portugaise que le Fado sait si bien retranscrire. Pour cela il suffit de pénétrer dans un de ces petits bars sans enseigne, où en sourdine Amalia verse ses larmes, pour être totalement conquis par cette musique et ce chant.



Sur les conseils avisés de camping-caristes ayant déjà visité Lisbonne, nous trouvons une place idéale à la marina de la Tour de Belem. Même si le tremblement de terre de 1755 a détruit une bonne partie de la ville basse, Lisbonne comprend bon nombre de monuments et de musées. Afin de mieux voir et comprendre cette cité, nous optons, comme pour Barcelone, pour le bus touristique afin de faire un premier tour de la ville et pouvoir ensuite choisir les endroits que nous voulons visiter plus amplement. Nous vous en offrons ici un petit aperçu en images.


casa dos bicos

Praça do Comércio
Basilica da Estrala
Praça dos Restaurados



Assembleia da Republica
Se Velha
Museu Militar
Praça de Touros
Praça Don Pedro IV



​Après ce petit tour de ville, nous décidons d'aller visiter le "Mosteiro dos Jerònimos", un chef d'oeuvre architectural considéré aujourd'hui comme la pièce maîtresse de l'art manuélin. Il est composé de l'Eglise Santa Maria, d'un cloître. Il abrite aussi le Musée d'Archéologie et le Musée de la Marine. L'Eglise Santa Maria a de grandes proportions et frappe par la délicatesse de ses décorations. Une série de piliers séparent les trois nefs du temple et les voûtes gothiques forment une étoile en fine nervures. Sous le choeur se trouvent les tombeaux du navigateur Vasco de Gama et de l'écrivain Camões.




tombeau de Vasco de Gama

tombeau de Luis Vaz de Camões



A gauche de la façade de l'église se trouve l'entrée du cloître. C'est un quadrilatère de 55m de côté qui comprend deux étages. Tout le cloître est revêtu avec des reliefs en chandelier, des médaillons et des nervures en pierre de Alcântara. L'étage inférieur est percé de larges arcades. Leur décoration s'inspire du gothique et de la Renaissance. Autour s'ouvre le réfectoire, avec des azulejos du XVII ème, et la salle capitulaire, où se trouve les tombeaux des écrivains Herculano et Pessoa. Un escalier permet d'accéder au choeur de l'église.




Nous ne pouvons pas quitter Lisbonne sans aller faire un petit tour au Parc des Nations. Aménagé en parc de loisirs, le site de l'Exposition universelle de 1998 s'étend sur 60 ha au nord-est de la ville, sur les bord du Tage. En fait il s'insère dans un vaste plan d'urbanisation. Sur l'ancienne zone industrielle, une nouvelle ville est sortie de terre en quelques années. Elle comprend désormais, des bureaux, des immeubles résidentiels, des commerces, un port de plaisance et des jardins. Elle s'est surtout axée sur les énergies non polluantes en utilisant notamment des moyens de transport électriques. C'est devenu un espace de promenade pour les Lisboètes, avec ses jardins et sa vaste zone piétonne, et de divertissement avec ses attractions comme l'Océanorium, et le Casino Lisboa.



La Vale do Tejo est une région riche en patrimoine avec ses résidences royales et quoi de mieux que Sintra et Mafra pour en avoir un aperçu. Nous laissons donc Lisbonne à son effervescence pour aller visiter leurs magnifiques palais en empruntant la Marginale.



SINTRA


Ce petit havre de paix et de verdure était un des lieux favoris de villégiature des monarques portugais. La vieille ville est dominée par le Paço Real (Palais Royal), surmonté de deux drôles de cheminées coniques. Le Château dos Mouros, un château arabe du VIIIe siècle, montre sa silhouette au dessus de Sintra. Tout autour de la ville, en se promenant dans la Serra, se trouvent, cachés dans la végétation, le Palais de Seteais, actuellement transformé en hôtel de luxe ; le Palais de Monserrate; ainsi que la Quinta de Regaleira ; ou encore le Palais National da Pena et la végétation exotique de son parc, qui se trouve sur l'une des plus hautes cimes de la Serra.


la vieille ville
Le Paço Real

Le Palais de Seteais
la Quinta de Regaleira
une autre vue de Sintra


Pour notre part, nous avons visité le Château dos Mouros et le Palais National da Pena, deux architectures et deux époques très éloignées.

Le premier est en fait en ruines et ne comporte plus qu'une enceinte crénelée, jalonnée par quatre tours carrées, ainsi que les ruines d'une chapelle romane et d'une citerne de grande capacité, construite à l'époque islamique. À l'intérieur sous la voûte jaillit la source qui fournit le palais national de Sintra en eau. Des recherches archéologiques fructueuses révélant la vie de l'époque sont actuellement en cours et des excavations dans la chapelle ont mis au jour l'existence de plusieurs tombes d'une ancienne nécropole médiévale. Les murailles sont constituées d'une ceinture double, extérieure et intérieure. On peut voir encore à l'est des tronçons de muraille extérieure, où se trouve la porte  d'accès à l'enceinte. Le haut de la muraille interne, à créneaux, est parcourue par un chemin de ronde renforcé par diverses tours.




Le second fut construit au milieu du XIXe siècle, par le roi Ferdinand II, sur le site d'un ancien couvent de hieronymites. Tout les styles "néo" se côtoient avec plus ou moins d'harmonie. Les terrasses offrent de belles vues sur toute la région. Son parc de 200 ha ceinturé d'un grand mur contient un grand nombre d'essences rares, tant nordiques que tropicales. Bien que nous ayons visité l'intérieur du Palais, nous ne pouvons le partager avec vous, car il était interdit de photographier les lieux.






MAFRA



Cette petite ville, à 40 km au nord de Lisbonne, est éclipsée par les dimensions monumentales du Palais et Couvent de Mafra. Celui-ci fut édifié au XVIIIème siècle, sous le règne de João V, qui avait promis de fonder un monastère et une basilique si Dieu lui accordait un héritier. Le 4 décembre suivant naît une fille, Barbara, qui deviendra par la suite reine d'Espagne.

L'or du Brésil, coulant à flots, permit au roi d'amplifier le projet initial. Plusieurs architectes et pas loin de 50'000 ouvriers furent nécessaire, pendant 13 ans, à la construction de ce gigantesque édifice sur 4 hectares, comprenant le palais, la basilique et le couvent, qui accueillit 330 moines au lieu des 13 initialement prévus. Le palais compte 1200 pièces, 4700 portes et fenêtres et 156 escaliers.

La façade principale mesure 230m de long. Le palais est flanqué de quatre tours carrées de 68m de haut, tout comme la coupole de la basilique. Le parc qui entoure les bâtiments a un périmètre de 20 kms. Les meilleurs matériaux de l'époque sont utilisés pour la construction : pin de Leiria, marbre de Pero Pinheiro, chaux de Santarém, carillons de Hollande et de Belgique, objets de culte de France, bois précieux du Brésil, noyer, statues et marbre d'Italie. Le roi fait appel aussi à des architectes italiens et portugais.








Après avoir traversé le cloître nord, on peut visiter au premier étage, l'infirmerie, la pharmacie et la cuisine des moines. Les cellules des moines sont meublées de façon très austère et montre bien leur condition de vie difficile à l'époque. l'infirmerie est de belle proportion et, dotée d'une chapelle. Le réfectoire servit de mess des officiers, durant l'invasion des troupes napoléoniennes.


la cellule d'un moine
la cuisine
l'infirmerie



Au deuxième niveau du palais se trouvent les étages nobles. Les appartements royaux sont en enfilade. Les pavillons du Roi et de la Reine se situent aux extrémités, distant de 232m. La très belle bibliothèque, de 84m de long sur 9.50m de large, occupe une galerie opposée à la façade ; elle contient 40'000 livres reliés en peau avec des incrustations d'or. La salle de la Bénédiction, immense galerie donnant sur la basilique, permettait à la famille royale d'assister à la messe.


la basilique
la salle du trône

la salle des bénédictions
la bibliothèque
la chambre du roi
le salon de musique (salon jaune)



Le palais est très bien conservé et contient beaucoup d'objets de valeur. Les pièces ont été remeublées après la fuite de João VI devant les troupes napoléoniennes. Tout au long de la visite, nous pouvons discuter avec des personnes en tenues d'époque, ce qui donne un charme particulier et vie aux lieux.




Allez après cette petite balade de trois heures au temps des rois, il est temps pour nous de reprendre la route!!! Nous remontons encore plus vers le nord dans la région des Beiras. Cette région rassemble les deux provinces des Beiras : la Beira Alta (au nord) et la Beira Beixa (au sud) d'une part et la Beira littorale d'autre part (le long de la côte).

La Beira littorale est sillonnée de nombreux canaux. Cette partie de la côte, appelée Costa de Prata (Côte d'Argent), possède de longues plages fixées par d'immenses pinèdes. Les deux grands pôles d'activités sont Coimbra célèbre pour sont université, et Aveiro avec son paysage de lagune. Dans l'arrière pays, on y cultive le blé et le maïs. On y trouve aussi des arbres fruitiers et des vignes.


Coimbra



Cette ville, ancienne capitale du Portugal, s'accroche au flan d'une colline qui domine le fleuve Montego. Dans le centre de la cité, on distingue bien la "ville haute", où se trouve le quartier universitaire, et la "ville basse", riche de ses commerces et espaces verts. La vieille ville est situé sur la colline de l'Alcàçova. On y accède par d'étroites ruelles pittoresques, parfois entrecoupées d'escaliers portant le nom au combien significatif pour le visiteur de "Quebra-Costas" ("brise-côtes"). Là se trouve la Sé Velha, première cathédrale du pays, réalisée entre 1140 et 1175.

​La Vieille Université (Universidade Velha) occupe depuis 1540 les bâtiments de l'ancien palais (paço) royal du roi João III, restaurés et aménagés pour devenir le "Paço dos Estudos". Tout autour de ce bel édifice, sont venus se greffer d'autres bâtiments afin de dispenser toutes les matières.
Les étudiants portent de grandes capes noires, ornées de rubans indiquant leur discipline : bleus pour les lettres, jaunes pour la médecine, rouges pour le droit. Début mai, la place de l'Ancienne-Cathédrale est le théâtre d'une grande fête qui marque la fin de l'année scolaire. Les rubans sont brûlés dans de grands chaudrons. Un grand bal clôture cette cérémonie.


la Place du commerce
la vieille ville et le fleuve Montego


la Se Velha


AVEIRO



​Avec ses canaux et ses "moliceiros" rappelant les gondoles vénitiennes qui nous transporte un peu en Italie, Aveiro était jadis un port de mer. Il connut un essor remarquable au début du 16e s. grâce la la pêche à la morue pratiquée sur les bancs de Terre-Neuve. Mais en 1575, une violente tempête ferme la lagune : le port s'envase et la ville décline. En 1808,enfin, on réussit à rouvrir la passe entre la ria et l'Océan, en utilisant les pierres des murailles de la ville. L'industrie de la porcelaine et de la céramique se développe. La prospérité s'accompagne d'un rayonnement artistique, et Aveiro devient un foyer de l'art baroque.

Aujourd'hui Aveiro continue à exploiter ses salines, ses prairie et ses rizières, ses champs amendés avec des algues récoltées au fond de la baie et transportées sur les moliceiros, ces barques à fond plat aux proues peintes avec des couleurs vives. La pêche reste fructueuse : anguille dans la lagune, sardine et raie sur la côte. Mais la région tire l'essentielle de ses ressources de l'industrie : fabrication traditionnelle de la porcelaine, conserveries de poissons, industries mécaniques et montage d'automobiles. C'est le troisième centre industriel du pays après Lisbonne et Porto.






Au nord de la ville, une vaste ria, paysage de canaux et de marais salants, est protégée des assauts de l'Atlantique, par un long cordon de dunes et de pinèdes, en partie constitué d'une réserve naturelle. C'est le lieu de prédilection des pêcheurs à la ligne et beaucoup de Portugais viennent en camping-car à Barra pour passer le week-end et pratiquer ce loisir en famille ou entre amis. Nous avons eu le grand plaisir de pouvoir déguster du bar offert gracieusement par un sympathique pêcheur.



la plage de Praia de Berra
notre diner arrive!!!

et voici le dessert
Costa Nova


La Beira Alta est une des région les plus montagneuses du Portugal. Le paysage montre des versants boisés et des vallées où on cultive le maïs, le seigle, les oliviers et la vigne. La population est surtout établie dans les vallées du Zêzere et du Montego. Cette dernière sert de voie de communication entre Coimbra et Guarda (plus haute ville du Portugal culminant à plus de 1000 m d'altitude).



VISEU


​Pour notre dernière étape en pays portugais, nous avons choisi cette petite ville, située au coeur du vignoble Dão, le plus célèbre des vins mûrs du Portugal. Nous ne garderons pas un souvenir prenant de cette cité sans grand intérêt architectural et historique. De plus, il fait froid et il pleut. Nous sommes en pleine Semaine Sainte et les villes s'activent en préparations pour les processions. Les lapins de Pâques s'installent dans les boutiques et les pâtisseries se couvrent de chocolat pour la circonstance. C'est aussi la première vieille ville que nous visitons où les dalles de granit, dans les ruelles, ont remplacé les empedrados.


la cathédrale

l'église de la Miséricorde



Il est temps pour nous de rejoindre l'Espagne et en suite la France, afin de préparer notre départ pour le continent Américain. Notre fille Stéphanie part s'installer au Canada et nous allons synchroniser notre passage avec le sien. En effet il est difficile de trouver un hébergement et de louer une voiture, quand on a un chien et pourtant nous devons bien nous organiser en attendant Nono, qui lui, va mettre 15 jours à traverser l'Atlantique. De plus cela va nous permettre de visiter Montréal en famille, ce qui somme toute, est fort agréable. Nous allons donc rester jusqu'au 20 avril en France et ensuite nous partirons visiter l'Italie, la Grèce et la Turquie en autre avant d'embarquer pour Halifax.

Nous garderons du Portugal le souvenir d'un pays agréable, sans réel dépaysement par rapport à la France. Nous avons aimé ses paysages maritimes qui nous rappellent tant notre chère Bretagne. Nous avons adoré Lisbonne et son dynamisme. Les Portugais sont un peuple fort sympathique et partout nous avons eu un accueil chaleureux. Il est très facile de voyager en camping-car au Portugal et de faire du bivouac libre, sans aucune inquiétude, avec en prime beaucoup de facilités pour trouver de l'eau et faire les vidanges gratuitement, ce qui vient compenser la vie chère du pays.



INFORMATIONS PRATIQUES

Décalage horaireaucun avec la France
Monnaiel'euro
Coût de la vieidem la France
Languele portugais
Visala carte d'identité suffit 
Douane EntréeRosal de la Frontera
Douane sortieVilar Formoso
Assurance
​Camping-car
assurance française (pays de la carte verte)
Bivouacslibres partout (viles et campagne)
Diésel1.40 €/L
Eau​stations-services, plages, fontaines villages
Electricité220 V
Gazpas eu besoin de remplissage
Internetwifi dans les cafés
Laveriesà la main !!!!
Réseau routiertrés bon
Guides voyage​Guide Vert Michelin
Cartes routières​Michelin 734  Espagne Portugal

Points GPS et appréciations des bivouacs en cliquant ici


​​LES BIVOUACS




​La suite c'est ici : ​​​L'ESPAGNE 3