L'URUGUAY





du 14/07 au 13/08/2017

​30 jours - 2700 km



L'Uruguay est un pays d'Amérique du sud, situé au sud du Brésil et à l'est de l'Argentine dont il est séparé par le fleuve Uruguay qui lui a donné son nom.

Superficie :176 220 km²
Habitants : 3 477 770 millions
Capitale : Montevideo 
Langue : l'espagnol
Monnaie : peso uruguayen (UYU)

L'Uruguay est une République présidentielle. Le président de la République est élu pour un mandat de 5 ans. Il est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement (Premier ministre).
L'Uruguay est divisé en 19 départements dirigés par un intendant qui est élu pour 5 ans au suffrage universel direct. Les édiles de l'Assemblée Départementale ont un pouvoir législatif au niveau du département.

Principales ressources : agriculture, pêche et surtout tourisme (73%).




Quoi de mieux qu'un 14 juillet pour débarquer !!! Après 35 jours de navigation, il est bon de retrouver le plancher des vaches. Il est tard quand nous terminons les démarches administratives pour Frankiz, et grâce à Ioverlander, nous partons bivouaquer, non loin de la vieille ville, auprès du phare de Punta Carretas. 

Nous sommes en hiver et la nuit a été bien fraîche. Mais au matin, nous avons le plaisir de nous réveiller avec le soleil. Nous sommes samedi et les uruguayens viennent se promener et pêcher autour du phare. Les gens ici sont curieux de notre présence et viennent spontanément nous poser des questions et nous offrir le mate, cette boisson nationale, qu'ils sirotent à longueur de journée à pieds, en voiture ou même à vélo. Nous découvrirons bien vite qu'ils ne se déplacent jamais sans leur thermos d'eau chaude et leur calebasse.

Dans l'après-midi nous partons faire nos ravitaillements en nourriture. Nous trouvons un poissonnier en bord de plage ainsi qu'un marchand de fruits et légumes. Les prix ici nous semblent bien plus "doux qu'en France". Puis nous trouvons un supermarché Géant pour faire le plein de produits laitiers et de pain. Mais là, surprise !!! C'est nettement plus cher que chez nous. Nous allons devoir modifier nos petites habitudes alimentaires. 

A notre sortie du supermarché, nous constatons que le temps s'est vite dégradé. Il tombe des hallebardes. Nous voulions partir vers Punta Del Este, mais il est plus prudent de regagner notre bivouac au phare et de patienter jusqu'au lendemain.





C'est vraiment pas la joie !!! Après une nuit bien secouée,nous nous décidons à rouler. Pluie et vent à ne pas mettre un breton dehors !!!

Arrivés à  Punta Del Este, pour notre premier grand rendez-vous touristique de la Côte Est, l'Hombre emergiendo a la vida, il nous est même impossible de sortir du véhicule pour faire des photos. Nous ne nous attardons pas, sachant que nous repasserons par Punta del Este dans quelques jours.

Courageusement, nous continuons la route. Nous tentons une sortie de véhicule à San Ignacio pour admirer le phare, mais le vent souffle tellement que nous ne nous traînerons pas longtemps dehors.

Cherchant un bivouac pour la nuit, nous finirons par retourner en bord de mer et trouverons un semblant d'abri derrière l'office du tourisme de la Laguna Garzon, dans le hameau de El Caracol.



La rambla de Punta del Este sous la pluie

traversée de San Carlos
le phare de San Ignacio

à El Caracol




Quelle Nuit !!! Une vraie tempête !!! Au matin il pleut encore beaucoup et il ne fait que 9°. Nous reprenons la route par une piste boueuse durant 40 km, pour arriver en fin de matinée à La Paloma. Cette petite station balnéaire, très prisée par les vacanciers, offrent de belles plages et un joli centre-ville. Déserte à cette saison, elle paraît presque endormie.

C'est un lieu d'observation des baleines, de juillet à fin octobre. Mais vu le temps qu'il fait en ce moment, à part braver le vent au bord de la plage il n'y a pas grand-chose à observer. Le soleil fait enfin une apparition et nous partons nous promener autour du phare afin de nous dégourdir un peu les jambes. 






le phare de La Palmoma




En fin de journée, nous arrivons à Barra de Valizas, petit village en bord de mer. Ici le temps s'est arrêté à l'époque des baba-cools !!! 

La nuit sera très fraîche avec seulement 1° mais au matin, nous aurons le plaisir de retrouver le soleil. Nous faisons un petit tour dans le village. Nous sommes le 18 juillet, jour de fête nationale en Uruguay et tout est fermé. Puis poussons jusqu'à la petite cité balnéaire d'Algua Dulce



la plage de Barra de Valizas
Barra Valizas
l'école de Barra de Valizas
sur les bords de l'arroyo Valizas

Aguas Dulces
Aguas Dulces

Nous décidons ensuite de nous rendre à Cabo Polonio, grand lieu mythique de la côte atlantique urugayenne, très prisé des vacanciers hippies-chics. Ce village, construit sur des dunes où il n'y a ni eau, ni électricité, est un parc protégé et il faut obligatoirement emprunter des camions 4x4 bâchés, très froids en cette saison.

Mais entre le prix de l'entrée et celui du parking, obligatoire, cela ne nous plaît pas plus que cela de débourser 20€ pour aller voir des hippies friqués et des dunes de sables. De plus en cette saison, presque tout est fermé et le peu restant hors de prix.

Un peu dépité, nous décidons de nous rendre à Punta Del Diablo, à quelques kilomètres plus à l'Est. Ce village est à l'identique ce ceux que l'on a visité dans cette partie de l'Uruguay. Des maisons colorées, des échoppes de pêcheurs qui vendent leur pêche du jours, et plein de petites gargotes où l'on peut manger sur le pouce. Ici les baba-cools y ont posé leurs sacs à dos et vendent leur artisanat allant des colifichets aux vêtements fait mains. Tout le monde vit ici dans une ambiance bonne enfant.





Punta del Diablo



Pour nous, ce sera l'occasion d'une très belle rencontre. En arrivant au milieu du village nous découvrons un étal de boulangerie au bord de la route. Cela tombe bien nous n'avons plus de pain ; de plus ceux-là ressemble beaucoup à nos pains français. On s'arrête et là nous découvrons qu'en fait la vendeuse est française. Déborah est arrivée ici avec son mari Gildo fin 2016. Ils n'ont pas hésité à quitter leur Franche-Comté pour venir s'installer ici pour une nouvelle vie. La fabrication du pain n'était même pas leur métier initial. Nous passons un bon moment a papoter avec Déborah et les locaux et décidons de repasser la voir le lendemain après la visite du Parque Santa Teresa. Ce sera encore un agréable moment d'échange et de partage. En effet nous avons dans le véhicule une bonne bouteille d'Anis de Pontarlier ; rien de tel pour faire craquer Gildo. qu'un apéro dinatoire au bord de la route !!!





Nous quittons nos amis pour aller visiter le Parque Santa Teresa, dernière étape de la côte est du pays. Il fait toujours frais et décidons de nous installer au camping du parc, afin d'avoir l'électricité pour nous chauffer un peu. Nous allons aussi en profiter pour changer l'eau de notre réservoir car nous avions fait le dernier plein à El Caracol et l'eau était sans que l'on s'en rende compte un peu salé et contenait un peu de sable fin. Tout cela n'est pas bien bon pour la pompe à eau et surtout pas très goûtu pour le café !!! 

Ce parc, tenu par l'armée, s'étend sur un immense domaine le long de l'océan. Il abrite une forteresse, une serre, une lagune où on peut observer les oiseaux, et un mini zoo. Il offre aussi une superbe plage, la Play Grande, qui se trouve dans le prolongement de la Playa Ribeiro de Punta Del Diablo. 







Pour nous ce sera la fabuleuse rencontre avec les Carpinchos, ces herbivores rongeurs qui nous font penser à de gros cochons d'inde avec une tête de kangourou et un corps de pécari !!! Nous tombons sur plusieurs spécimens en liberté autour de la serre, broutant tranquillement et nullement impressionnés par notre présence.

​Au mini zoo, nous aurons l'occasion d'en revoir, ainsi que des pécaris. Autour de la citadelle, nous pourrons observer plusieurs spécimens d'oiseaux tous plus étranges les uns que les autres. Nous nous amusons à leur donner des noms afin de les différencier. Ainsi il y aura les mal-peignés, les becs-bleus, les p'tits-blancs et les pétasses dont vous devinerez aisément qu'elles ne peuvent être que ces innombrables perruches qui volent en escadrilles et qui piaillent sans cesse au-dessus de nos têtes.






Il fait enfin beau et nous décidons de rejoindre Montevideo, en repassant par Punta Del Este afin de pouvoir jouer les touristes, comme les brésiliens qui sont en vacances durant cette semaine. Nous faisons enfin l'indispensable photo de la Main du Géant et filons au port acheter du poisson. Plusieurs pêcheurs tiennent boutique le long des pontons et nourrissent des déchets une famille de lions de mer ayant élu domicile au milieu des bateaux de plaisance. C'est l'attraction du lieu et les enfants s'en donnent à cœur  joie.



Nous voici de retour à Montevideo !!! La boucle de la Côte Est est bouclée. Avant de continuer notre route le long du littoral en direction de l'Argentine, nous décidons de rester quelques jours au phare de Punta Carretas afin de visiter la vieille ville de Montevideo. De plus, nos amis les "Soifs de Bougeotte" arrivent dans quelques jours et nous voulons leur faire la surprise d'un accueil en fanfare.

L'architecture de la vieille ville est d'influence espagnole, avec des ruelles en "cuadra". La Puerta de La Ciudadela délimite la nouvelle ville et le quartier historique. Au milieu de  La Plaza Independencia​, trône le monument dédié au Géneral  Artigas, surnommé Le Libertador. Cette statue abrite un mausolée où sont déposées ses cendres sous haute surveillance militaire. Non loin de là nous pouvons admirer le Teatro Solis.





Autour de la Plaza Independencia

Autour du Mercado del puerto



Il y a peu de monde en cette saison, et c'est bien agréable de déambuler dans les ruelles de la Ciudad Vieja. Devant la Iglesia Matriz, des antiquaires ont installé leurs étals et des musiciens de rues nous offrent leurs concerts. Près du port, se trouve l'incontournable Mercado del Puerto, en fait un immense rassemblement de restaurants typiques offrant asado, parillada et empenadas. Au déjeuner, nous nous décidons à goûter aux empenadas. Franchement, ce n'est pas notre truc, nous préférons largement les tacos mexicains !!!

L'après-midi, nous montons au Cerro de Montevideo (132m) où se trouve la Forteresse Artigas. Le lieu est très prisé des locaux qui viennent ici profiter du soleil. Le lieu offre surtout une belle vue d'ensemble sur la baie de Montevideo.

Le soir nous voyons, au large, arriver le Grande San Paolo et avec lui, nos amis les Bougeottes.


au gré des ruelles de la vieille ville

vue depuis le Cerro de Montevidéo



Le beau temps aura été de courte durée !!! C'est sous une pluie battante que nous nous levons. Nous nous rendons directement au port, mais là impossible de savoir si nos amis ont débarqué. De guerre lasse, et surtout transis de froid, nous abandonnons l'idée de les accueillir et décidons de continuer notre route. 

Nous allons pendant plusieurs jours longer le Rio de la Plata. Nous faisons une halte déjeuner à Nueva Helvetia, dans le département de Colonia. Cette ville fut fondée en 1862 par un contingent d'immigrés suisses, allemands, français et autrichiens. Cette région fut longtemps la grande pourvoyeuse de blé à Montevideo. Les fondateurs ont laissé leur trace et la croix blanche s'affiche partout.

Nous devions y rester pour la nuit, mais le temps n'est pas top et nous préférons avancer.





Nous arrivons à Colonia en fin de journée. Il fait toujours aussi froid. Nous trouvons un bivouac sympa au bord du Rio et partons nous promener en ville.

Colonia Del Sacramento est une des portes d'entrée principale  du pays. Chaque jour de l'aube au coucher du soleil, des ferrys font la navette entre la ville et Buenos Aires en Argentine. Le centre historique, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, a été fondé par les portugais en 1680. Il est formé d'un enchevêtrement de ruelles étroites et pavées, et de places arborées. La ville, très touristique, regorge de boutiques de souvenirs, galeries d'arts et petits restos. 

Nous succombons à son charme un peu rétro et à sa douceur de vivre. Tout ici invite à la flânnerie, malgré le froid qui persiste toujours autant. D'ailleurs il fait si froid, que nous nous réfugions dans un cabaret. L'ambiance musicale nous plait tellement que nous décidons d'y revenir dîner en soirée.






​Sur la route qui mène à Carmelo, nous avons vu sur le Petit Fûté, qu'il est possible de visiter le Parque Anchorena. Lieu de repos des présidents uruguayens et classé air protégé, ce parc se trouve sur le site de l'ancienne estancia de Don Aaròn de Anchorena, un argentin connu pour avoir traversé le Rio de la Plata en ballon dirigeable.

D'une superficie de 1370 ha, le parc abrite des hardes de cerfs axis, originaires d'Asie et une grande variété d'oiseaux. De nombreux types de chênes, d'eucalyptus et d'érables ornent ce magnifique parc. Une tour de 75m, la Torre de Gaboto, surplombe les falaises ocre qui bordent le rio.

Arrivés sur place, nous apprenons que le parc n'est ouvert qu'en fin de semaine, et nous ne sommes que jeudi. Il est tenu par des militaires et le chef du parc, devant notre désappointement, nous embarque à bord de son 4x4, pour une visite guidée très sympathique. Il n'y a pas à dire en Uruguay, on sait accueillir les touristes.






Il nous a fallu, comme à chaque fois que l'on quitte la route principale dans ce pays, emprunter une piste de ripio de plusieurs kilomètres. Là encore, nous avons pu observer de nombreux oiseaux. N'ayant pas vu le temps passer, nous n'avons pas assez de temps pour arriver à Carmelo avant la nuit.

Nous décidons de bivouaquer à Conchillas. Ce petit village, au charme tranquille, fut construit à la fin du XIXème, par la compagnie anglaise qui érigea le port de Buenos Aires, trouvant ici des carrières de pierre et du sable nécessaire à sa construction. Le lendemain matin nous faisons halte à Pueblo Gil pour y faire des courses. Le temps semble s'est arrêté là. Voitures d'un autre temps, épicerie à faire rêver bien des antiquaires, et comme toujours l'accueil des plus chaleureux.




Conchillas

Pueblo Gil




​Nous voici enfin à Carmelo !!! Cette ville fut fondée en 1816 par Artigas, à un endroit occupé jadis par les jésuites. Ces rues tranquilles longent le rio et débouchent sur la Playa Sere sans laquelle la ville ne serait pas ce qu'elle est. En effet, c'est là que se retrouvent le soir les locaux pour s'amuser, écouter de la musique ou encore faire des courses de motos. Nous en ferons malheureusement les frais le soir de notre premier bivouac !!!

A peine arrivés en ville, nous sommes interpelés par un français, intrigué par notre logo. Arnaud est installé ici depuis plusieurs années avec sa compagne Teresa et son fils Guillaume alias Pepito. Nous allons passer deux jours merveilleux en leur compagnie. Avec Teresa, nous visiterons la ville, rendrons visite à José Castro Gonzales un sculpteur sur bois, et irons admirer la Capilla San Roque, où d'ailleurs nous retournerons bivouaquer, trop échaudés par notre nuit blanche à la plage. Nous pourrons faire nos lessives, publier le site, et surtout nous pourrons déguster les excellentes pizzas de Teresa. Arnaud nous ayant avoué ne pas trop aimer le dulce de leche, c'est en lui faisant du caramel au beurre salé que nous le remercierons le plus de cette accueil si chaleureux.

Pour finir, nous partirons ensemble visiter Mercedes. Nous sommes ici au bord du Rio Negro. Erigée en 1788, elle va beaucoup souffrir des différentes guerres qu'a connues le pays. Ce n'est qu'à la fin du 19ème siècle qu'elle va véritablement se développer, profitant d'une forte immigration argentine, mais aussi basque, portugaise, italienne, et anglaise. 


Carmelo
Mercedes

C'est incroyable, il fait plus de 24°, alors qu'il y a quelques jours nous grelottions de froid. Nous sommes samedi et tout le monde profite de cette belle journée. La rambla est très animée, désertant ainsi les rues de la ville. Nous partons nous y promener et y trouvons un restaurant sympa où nous allons enfin goûté à une parilla. Pour les aficionados de poissons que nous sommes, c'est un exploit !!!

En fin de journée, il est temps pour nous de nous quitter. Nos amis retournent à Carmelo et nous partons à Las Cañas non loin de Fray Bentos, au bord du rio de la Plata. Nous y trouvons un camping balneario, tout confort, gratuit à cette époque. Ce sera une aubaine car le temps repart à la pluie et nous serons bien contents d'y rester quelques jours en attendant un ciel meilleur. Cette petite station balnéaire très prisée des uruguayens et des argentins, semble comme endormie à cette periode de l'année. 



Fray Bentos



Fray Bentos est une ville portuaire et la capitale du département Rio Negro. Elle fut officiellement fondée en 1859 sous le nom de Villa Independencia. La ville se situe sur la rive orientale du Rio Uruguay, frontière naturelle avec l’Argentine.  Sa rambla, ses parcs au bord du fleuve, ses places ombragées et ses larges rues en font une ville agréable à visiter.
 
Jusqu’en 1975, son économie reposait  principalement sur la production de viande. L’ex usine "Frigorifico Anglo", devenue le Musée de la Révolution Industrielle, raconte cette période importante de l’histoire de la ville. De 1860 à 1864, elle n’était qu’une usine de salage de la viande. Puis, grâce à la formule découverte par l’allemand Justus Von Liebig, elle développe la production d’extrait de viande. Grâce à sa réputation mondiale, elle sera le premier fournisseur en extrait de jus de viande et surtout en corned beef des soldats pendant les guerres mondiales et la guerre de Corée. Durant cette période, plus de 25.000 personnes y travaillaient et on y abattait entre 1400 et 1600 têtes de bétail par jour. Non seulement les anciens frigos sont devenus un musée, mais ils abritent aussi l'université de technologie de la côte orientale. Un grand projet de réhabilitation est en cours.
 
Aujourd’hui, l’économie repose sur la production de papier. Les capitaux sont finlandais et la production s’élève à 1 mégatonne de papier par an.


Fray bentos

panorama depuis les quais du musée

Musée de la Révolution Industrielle
Musée de la Révolution Industrielle

San Gregorio de Polanco



L’Uruguay, ce n’est pas seulement de grandes plages tant en bord de mer que le long de ses fleuves. C’est aussi un pays principalement à vocation agricole. Il suffit pour cela de rentrer un peu à l’intérieur du pays pour s’en rendre compte. Ici c’est l’univers  des estancias, du gaucho, des pistes et de grandes prairies verdoyantes où pâturent  vaches, chevaux et moutons, et même nandous. On s’immerge là dans un monde rural authentique.

Nous quittons Fray Bentos pour nous rendre à San Gregorio de Polanco, dans le département de Tacuarembó. Pour y parvenir, nous devons emprunter la Ruta 20. Cette route est un fait une piste sur plus de 100 km qui vous met la vaisselle un peu en désordre dans les placards !!! Et pour corser le tout, elle se trouve en travaux sur plus de 60 km !!! on voulait de la piste en AmSud, et bien là dès le début on est servi !!! 



San Gregorio de Polanco




San Gregorio de Polanca se trouve au bord d’un lac artificiel créé par le barrage hydroélectrique construit sur le Rio Negro, à Paso de los Toros. En 1993, un projet de 9 mois ayant pour but d’embellir le village a vu le jour. C’est ainsi qu’une trentaine d’artistes du monde entier a laissé ici son empreinte. Régulièrement ces œuvres sont restaurées. Cette initiative en fait un vaste musée d’art visuel à ciel ouvert. Une barge permet de traverser le lac et ainsi de rejoindre les pueblos sur l'autre rive.







En arrivant au village, nous faisons la connaissance d’Alejendro et de sa fille Noela. Ils vivent, de l’autre côté du lac, à La Cumbre, une des plus grandes estancias de l'Uruguay avec ses 3000 hectares et ses 9000 têtes de betail. On discute voyages et trailers, Alejendro ayant vécu plusieurs années aux USA. Dans cette région, les gauchos portent le béret basque. Jean-Paul veut en acheter un et s’informe où le trouver. Pas la peine, spontanément Alejendro lui offre le sien !!!







​Puis avec autant de gentillesse, il nous invite à venir passer quelques jours à La Cumbre afin de nous montrer la vie dans une grande exploitation. De plus, ce week-end, ils doivent abattre génisse et cochon pour la consommation personnelle de toute l’estancia. Ce sera pour nous de grands moments d’échanges tant linguistiques – anglais, espagnol, et français – que culinaires mêlant ainsi les traditions de nos deux pays : recette du « caramel au beurre salé » et « arroz con leche ».







Mais pour nous le voyage continue et c’est avec regret que nous quittons nos amis. Prochaine escale Tacuarembó et surtout Valle Eden pour y visiter le musée Carlos Garden, célèbre chanteur et compositeur de tango. Malheureusement, c’est sous une pluie battante que nous arrivons à destination. Nous trouvons un bivouac de fortune dans le parque 25 Agosto à la sortie de la ville, en espérant un lendemain meilleur. Au reveil, nous profitons d’une accalmie pour faire quelques courses et prenons la route de Valle Eden.  Malheureusement la pluie qui n’a cessé de tomber pendant toute la nuit a rendu l’accès au musée impraticable. Le rio a envahi la route. Nous décidons donc de filer directement à Salto. 




traversée de Tacuarembo

Ruta 31



La Ruta 31 que nous empruntons traverse une région semi montagneuse et là aussi nous ne pouvons que constater les dégâts causés par la pluie. Le bétail a les pieds dans l’eau !!! Heureusement en arrivant à Salto le beau temps semble vouloir revenir, mais il fait encore bien froid. Nous profiterons de notre passage en ville pour faire recharger notre bouteille de gaz chez Beltran Gas (merci IOverlander !!!).




Salto
Salto Grande



Puis, nous partons visiter le barrage de Salto Grande, construit sur le Rio Uruguay. Ce dernier étant la frontière entre l’Argentine et L’Uruguay, il est géré conjointement par les deux pays. La construction du barrage a commencé en 1974, et la production d'électricité a démarré en 1979. On y trouve 14 générateurs d'une capacité totale de 1 890 MgW. Il est traversé par un pont reliant les deux pays. Après la visite, nous aurons l’autorisation de dormir devant le centre d’interprétation. Demain nous dirons au revoir à ce beau pays qui nous a plu en tout point.

​Bien-sûr, durant ce mois passé en Uruguay, tout n’a pas été toujours très rose !!! La météo a souvent été capricieuse, mais nous savions qu’en arrivant en juillet en Uruguay nous serions en hiver. Le réseau routier est moyen car seuls les grands axes sont asphaltés. Les pistes quant à elles ne sont pas toujours en bon état avec beaucoup d’ornières que la pluie n’arrange pas.
La vie, pour nous européens, est relativement bon marché comparativement à la France. Bien sûr les prix sont plus élevés à Montevideo et sur la côte est en particulier où la population et le tourisme sont plus importants.

Ce que nous retiendrons surtout c’est l’accueil et la gentillesse des uruguayens. Partout, nous n’avons trouvé que sourires, courtoisie au volant et dans la rue, des gens curieux et intéressés par notre projet. C’est un pays qui donne envie d’y revenir et peut-être même d’y rester…







​​La suite c'est ici : ​​L'ARGENTINE




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